La solidarité s’organise à Montpellier après le double séisme qui a dévasté le Venezuela le 24 juin. La Ville de Montpellier a ouvert une collecte de dons jusqu’au dimanche 5 juillet pour venir en aide aux victimes. Médicaments, matériel médical et produits d’hygiène sont recherchés en priorité.
Une collecte ouverte jusqu’au dimanche 5 juillet
Depuis le mercredi 1er juillet, les Montpelliérains peuvent déposer leurs dons à la Maison des Relations Internationales Nelson Mandela, au 14 descente en Barrat, à deux pas de la place de la Comédie. L’opération se poursuit jusqu’au dimanche 5 juillet.
La municipalité a lancé cette collecte en réponse à la mobilisation des associations vénézuéliennes présentes sur le territoire. L’objectif est de rassembler du matériel utile aux secours puis de l’acheminer vers les zones sinistrées, en lien avec des structures partenaires implantées sur place.
Le choix du lieu n’est pas anodin. L’hôtel de Sully, qui abrite la Maison des Relations Internationales, sert de point d’ancrage à la vie associative internationale de la cité surdouée. Il devient pour quelques jours le centre logistique de cet élan de générosité.
Un double séisme qui a fait près de 2 000 morts
Le 24 juin, deux tremblements de terre de magnitude 7,2 puis 7,5 ont frappé la capitale Caracas et ses environs, dont la région côtière de La Guaira. Les secousses ont provoqué l’effondrement de nombreux bâtiments et plongé une partie du pays dans le chaos.
Le bilan n’a cessé de s’alourdir depuis. D’abord évalué à 587 morts, il atteignait 1 943 morts au 1er juillet, selon les autorités vénézuéliennes. Celles-ci recensaient également près de 50 000 disparus, 10 500 blessés et plus de 15 000 sinistrés. Les dégâts matériels équivaudraient à 6 % du produit intérieur brut du pays.
Une semaine après la catastrophe, les recherches se poursuivaient toujours pour retrouver les personnes ensevelies sous les décombres. L’aide internationale s’est organisée dans l’urgence pour appuyer des secours vénézuéliens vite débordés par l’ampleur des dégâts.
Les dons attendus en priorité
Les associations partenaires ont établi une liste précise des besoins sur le terrain. La priorité va aux produits de soin et au matériel de première nécessité.
- Médicaments : paracétamol, ibuprofène, antibiotiques, solutions de réhydratation, gazes stériles et désinfectants
- Produits d’hygiène : couches, papier toilette, protections hygiéniques et lingettes
- Matériel médical : blouses et draps chirurgicaux, gants et kits chirurgicaux
- Équipements de secours : casques, lanternes solaires, batteries externes, couvertures de survie et bâches imperméables
Les denrées alimentaires sont acceptées mais restent une priorité secondaire. Conserves, pâtes, riz, lait en poudre ou huile doivent afficher une date de péremption supérieure à six mois. Cette exigence tient aux longs délais d’acheminement vers les zones touchées.
« En raison du long délai d’acheminement pour atteindre les zones touchées, les associations nous demandent de prioriser l’aide. Tous les produits doivent avoir une date de péremption supérieure à six mois. »
Les organisateurs de la collecte
La communauté vénézuélienne en première ligne
Bien avant l’implication de la Ville, les membres de la communauté vénézuélienne de Montpellier s’étaient mobilisés dès l’annonce du drame. Une première collecte d’urgence avait été lancée fin juin pour récupérer médicaments et matériel sanitaire.
Ce sont ces bénévoles qui ont donné l’impulsion, relayés ensuite par les associations puis par la municipalité. Sur place, la diaspora vénézuélienne suit heure par heure l’évolution du bilan, dans l’attente de nouvelles de proches restés au pays. Les habitants qui souhaitent contribuer autrement peuvent contacter directement les organisateurs au 06 88 77 64 04.
Montpellier n’en est pas à son premier élan de solidarité. La capitale héraultaise s’est illustrée à plusieurs reprises par sa générosité collective, à l’image de la dernière édition du ZEVENT, le marathon caritatif du streaming organisé dans la ville. Cette fois, l’urgence est humanitaire et lointaine. La mécanique reste pourtant la même : transformer un choc collectif en action concrète.














