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Conseil municipal d’installation : Delafosse réélu maire, 33 nouveaux visages parmi les 69 élus

Les 69 conseillers municipaux élus le 22 mars ont pris place ce samedi 28 mars à l’Hôtel de Ville pour le conseil municipal d’installation. Michaël Delafosse a été officiellement réélu maire de Montpellier pour un second mandat, porté par une ultra-majorité de 53 sièges sur 69.

Séance publique, formalités républicaines et premières nominations : cette matinée marque le point de départ d’un mandat 2026-2032 que le maire socialiste promet placé sous le signe de l’action. Voici ce qu’il faut retenir de cette journée politique majeure pour la capitale héraultaise.

Delafosse réélu maire avec une majorité écrasante

Sans surprise, Michaël Delafosse a été élu maire par les conseillers municipaux dès le premier tour de scrutin interne. Fort de ses 53 élus sur 69, l’issue du vote ne faisait aucun doute. Rappelons que le maire sortant avait remporté le second tour des élections municipales du 22 mars avec 50,13 % des voix (38 668 bulletins), devant Nathalie Oziol (La France Insoumise, 25,06 %) et Mohed Altrad (divers droite, 24,81 %).

Le système électoral municipal attribue automatiquement la moitié des sièges à la liste arrivée en tête, ce qui explique cet écart considérable entre le score en voix (50 %) et le nombre de sièges (77 %). L’opposition, malgré un score cumulé de près de 50 % au second tour, ne dispose que de 16 sièges : 8 pour le groupe de Nathalie Oziol et 8 pour celui de Mohed Altrad.

« Ce mandat qui s’engage sera un mandat d’action. Je n’ai qu’une signature : le volontarisme. »

Michaël Delafosse, maire de Montpellier

Un conseil renouvelé d’un tiers avec des profils inédits

Sur les 69 élus installés ce matin, 33 sont des nouveaux visages : 22 dans la majorité, 7 dans le groupe Oziol et 4 dans le groupe Altrad. Ce renouvellement substantiel traduit la volonté affichée par Delafosse de diversifier les profils au sein de son équipe. Parmi les arrivées notables côté majorité : Tal Anahory, médecin spécialiste de la fertilité au CHU, Guylain Clamour, doyen de la faculté de droit ou encore Muriel Ressiguier, ancienne députée LFI passée dans le camp Delafosse.

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Les figures historiques de la majorité restent en place : Julie Frêche, Sébastien Cote, Christian Assaf, Fanny Dombre-Coste et Manu Reynaud conservent des postes clés. Le maire a également intégré des représentants de la société civile comme Stéphane Hernandez (associatif), Annie Benezech (directrice de la SPA) et Delphine Esselin (ancienne présidente de La Cagette).

Avec 22 nouveaux élus dans ses rangs, Delafosse affiche un renouvellement significatif tout en conservant son noyau dur de fidèles aux postes stratégiques.

Deux oppositions réduites face à l’ultra-majorité

À gauche, le groupe de Nathalie Oziol (LFI) rassemble 8 élus dont Antoine Bertrand, Julia Mignacca, Rhany Slimane et Kamel Moufid, 21 ans, plus jeune élu du conseil municipal. Malgré un score honorable au second tour, les Insoumis disposent de peu de leviers institutionnels pour peser sur les décisions.

À droite, le groupe de Mohed Altrad compte également 8 élus. On y retrouve des profils variés : Salim Jawhari, Marie-France Boisbault, David Nocca, Patricia Mirallès (ancienne secrétaire d’État aux anciens combattants) et Stéphanie Jannin, qui siégeait pourtant dans la précédente majorité. Le passage de ces deux figures vers le camp Altrad illustre certaines fractures apparues durant le premier mandat.

Avec 53 voix sur 69, la majorité peut adopter tous les budgets et projets urbains sans aucun blocage possible. L’opposition devra se contenter d’un rôle de vigie et d’interpellation.

Les grands chantiers du mandat 2026-2032

Dans les jours suivant l’installation, le débat d’orientations budgétaires est programmé le 8 avril, suivi du vote du budget la semaine suivante. Le calendrier est serré : Delafosse souhaite engager rapidement les projets structurants de ce second mandat.

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Parmi les priorités annoncées : la transformation des entrées de ville (avenues de Toulouse et de Palavas), l’aménagement de la base de Lavalette, la requalification des quais du Verdanson, l’extension du musée Fabre et le déploiement de l’école en plein air. La transition écologique et la féminisation du sport figurent aussi au programme. Le nouveau conseil communautaire de la métropole, installé quelques jours plus tôt avec ses 102 élus, portera la dimension intercommunale de ces projets.

Saurel, Gaillard : les absents de ce nouveau mandat

Philippe Saurel, ancien maire de Montpellier de 2014 à 2020 et figure de la vie politique locale depuis près de trente ans, ne siège plus au conseil municipal. Éliminé dès le premier tour avec un score marginal, son absence marque la fin d’un cycle. Autre personnalité évincée du jeu politique : Rémi Gaillard, le vidéaste montpelliérain qui avait dénoncé des irrégularités après le premier tour, n’a pas réussi à se qualifier pour le second.

Hind Emad, ancienne vice-présidente de la métropole qui avait pris ses distances avec Delafosse en raison de désaccords sur la trajectoire financière, ne figure pas non plus parmi les 69 élus. Son départ avait été l’un des rares signaux de fissure au sein de la majorité sortante.