Le Montpellier Run Festival a tenu sa promesse ce dimanche 19 avril, avec une troisième édition qui a rassemblé 5 462 coureurs sur la ligne de départ du marathon et du semi-marathon, dès 8 h aux Arceaux. Côté podium, le Montpelliérain Redouane Aouarouar s’est offert le marathon en 2 h 30’50, tandis que Sonai Larralde a dominé l’épreuve féminine. Cette 3e édition confirme la progression d’un événement devenu incontournable dans la cité surdouée.
Entre coureurs venus de toute la France et supporteurs massés aux abords du parcours, Montpellier a vécu au rythme des foulées pendant près de six heures. Avec un passage emblématique par la place de la Comédie et une double boucle qui a conduit les marathoniens jusqu’au parc Marianne avant la dernière ligne droite sous l’Arc de Triomphe du Peyrou.
Redouane Aouarouar signe un retour gagnant sur ses terres
La star de la matinée porte un nom et une histoire : Redouane Aouarouar, licencié à Alès Cévennes Athlétisme, a bouclé les 42,195 kilomètres en 2 h 30’50. Le marathonien montpelliérain avait pourtant arrêté la compétition en 2018 avant de s’y remettre l’été dernier, d’abord pour goûter au trail.
Sa plus belle récompense ne tient ni au chronomètre ni à la médaille. Elle se lit dans les yeux de sa fille Jannat, 4 ans, qui a brandi le trophée devant sa petite sœur Inès, 2 ans. Derrière lui, Tom Chaudon complète l’argent en 2 h 31’10, à vingt secondes du vainqueur. Jeremy Goguet prend la troisième place en 2 h 40’32.
« Je m’y suis remis l’été dernier pour faire du trail. »
Redouane Aouarouar, vainqueur du marathon 2026
Sonai Larralde impose sa marque chez les femmes
Chez les féminines, Sonai Larralde a dominé le marathon en 3 h 15’15, devant Anne-Lide Virot (3 h 17’58) et Virginie Vinatier, de l’Olympique de Marseille Athlé, qui termine en 3 h 19’37. Un podium resserré qui confirme le bon niveau de l’épreuve cette année.
À l’arrivée, la lauréate a dégagé ce mélange de soulagement et d’euphorie qu’on réserve aux efforts longs. Trois minutes séparent au final la première de la troisième, signe d’une course qui s’est jouée sur la deuxième boucle, dans les rues de Grammont.
Semi et 10 km : Montpellier Start Running signe un quadruplé local
Le club héraultais a fait parler la poudre sur les deux formats du matin. Sur le semi-marathon, Maxime Tesch a bouclé les 21,1 kilomètres en 1 h 08’31, loin devant Thomas Fasquel (AC Boulogne Billancourt) en 1 h 11’22 et Jamal Moussaoui en 1 h 11’33. Côté féminin, Hannah Fabian, elle aussi licenciée au Montpellier Start Running, s’est imposée en 1 h 25’42, devant Roseline Thierry (1 h 28’58) et Pauline Coudrez du Lyon Athlétisme (1 h 30’16).
Même domination sur le 10 km parti à midi de la Promenade du Peyrou. Julien Améduri (Montpellier Start Running) s’impose en 31’44, devant Adriano Toffoli (Montpellier Athletic Méditerranée Métropole) en 32’05 et Naïm Mokhfi en 33’38. Chez les femmes, Charlotte Mahieu (SO Millau) s’offre la victoire en 35’52, onzième au scratch, devant Dehbia Menacer (Saint Florent Triathlon) et Florence Duff (Montpellier Athletic Méditerranée Métropole).
Une 3e édition massive du 5 km aux 42 kilomètres
Près de 15 000 participants au total ont foulé les pavés montpelliérains sur l’ensemble du week-end, toutes épreuves confondues. Le samedi avait lancé la fête avec l’ekiden, le 5 km et les courses enfants, de 400 mètres à 1 kilomètre pour les plus jeunes. Julien Améduri, vainqueur du 10 km, s’était d’ailleurs aussi imposé sur le 5 km la veille en 16’31.
Le dimanche a concentré les trois formats phares : le 10 km à 12 h, le semi-marathon à 8 h 15 et le marathon à 8 h. Le tracé partait de la Promenade du Peyrou, filait par l’avenue Foch, Antigone, Grammont et le parc Marianne avant de revenir sous l’Arc de Triomphe. Côté budget, les inscriptions allaient de 9 € pour le 5 km à 73 € pour le marathon. L’ekiden, en relais, était affiché à 172 € par équipe.
Une ambiance portée par les supporteurs et une météo clémente
Au-delà des chronos, le festival doit aussi sa réputation à l’énergie des bords de piste. Familles, amis et simples passants se sont relayés pour encourager les coureurs tout au long du parcours, entre la Comédie et le parc Marianne. Des pancartes manuscrites, des encouragements à peine moins forts que lors d’une course olympique, les coureurs ont puisé dans cette dynamique collective.
Le #MontpellierRunFestival continue ce dimanche ! Des restrictions de circulation et de transports en commun s’appliquent ⤵️
— Ville de Montpellier (@montpellier_) 19 avril 2026
La chaleur, annoncée comme un facteur de difficulté, n’a finalement pas pénalisé les meilleurs. Les organisateurs avaient prévu des ravitaillements renforcés tous les 5 kilomètres et un dispositif médical mobile. Les rues du centre ont rouvert progressivement dès 14 h, avec une prolongation jusqu’à 15 h 30 sur les axes Foch, Blottière et François Franque, comme le précisaient les restrictions de circulation annoncées en amont de l’événement.
Les anonymes ont aussi tenu la vedette. Paul, premier semi-marathon de sa vie bouclé en 2 h 21, résumait l’état d’esprit général en riant, le souffle court. Une première expérience mémorable pour lui, à l’image de centaines de coureurs venus chercher ici leur premier dossard.
Rendez-vous en 2027 pour une 4e édition qui promet de poursuivre cette dynamique en pleine croissance.






