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Rassemblements républicains devant les mairies : Castelnau-le-Lez et Saint-Jean-de-Védas mobilisées, pas Montpellier

Le fronton de l'hôtel de ville de Saint-Jean-de-Védas et ses drapeaux

Des maires de l’Hérault ont répondu ce lundi 19 octobre à l’appel au rassemblement lancé par l’Association des maires de France après les violences du 17 octobre. Dans la métropole de Montpellier, Castelnau-le-Lez et Saint-Jean-de-Védas ont convié leurs habitants devant leur hôtel de ville. La Ville de Montpellier, elle, n’a pas fait état d’un rendez-vous de ce genre.

« Il est hors de question de céder à la résignation » : l’appel du maire de Castelnau-le-Lez

Julien Miro, maire de Castelnau-le-Lez, a convié les habitants à un rassemblement « autour des valeurs de la République » ce lundi à 13 heures, devant l’hôtel de ville. La commune a mis l’annonce en ligne sur son site, avec le texte intégral du message du maire.

Le maire y dit sa sidération devant « les violences et les pillages survenus dans plusieurs villes en marge des manifestations du 17 octobre ». Il met en cause « ces groupes d’ultra gauche rejoints par de nombreux délinquants, qui s’attaquent à nos institutions ». Sa lettre énumère des mairies incendiées, des commerces pillés et des agents chargés de protéger la population blessés.

« Derrière chaque mairie, il y a des femmes et des hommes au service de tous. Derrière chaque commerce saccagé, il y a des familles, des emplois, des années de travail. Derrière chaque policier et chaque gendarme, il y a une part de notre République. »

Julien Miro, maire de Castelnau-le-Lez

« Nous répondrons à l’appel de l’Association des maires de France », écrit encore le maire, dont la lettre met en relief une formule reprise en titre par France 3 Occitanie : « Il est hors de question de céder à la résignation et à une forme de fatalité. » Son appel reste consultable sur la page dédiée du site de la Ville.

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Saint-Jean-de-Védas donnait rendez-vous à midi sur le parvis

À Saint-Jean-de-Védas, la municipalité a invité les habitants à se rassembler à 12 heures sur le parvis de l’hôtel de ville. Mis en ligne la veille, l’appel de la commune invoque la volonté de « condamner les violences survenues lors des manifestations du 17 octobre » et de « réaffirmer leur attachement aux valeurs de la République ».

Le texte municipal parle de « violences gratuites des manifestations du 17 octobre, noyant les revendications fondées de manifestants pacifistes ». Il appelle à « défendre les valeurs de notre République », à soutenir la démocratie et « les communes victimes de ces excès inexcusables ».

Hors de la métropole, Robert Ménard, maire de Béziers, a lui aussi appelé à un rassemblement dans la journée. France 3 Occitanie cite un message publié par la mairie de Béziers : « Nous vous attendons nombreux pour dire que nous n’acceptons pas, que nous n’acceptons plus de désordre permanent en France. »

À Montpellier, Michaël Delafosse met en avant le soutien aux commerçants

Aucun rassemblement n’a été annoncé devant l’hôtel de ville de Montpellier. D’après France 3 Occitanie, Michaël Delafosse n’a pas fait état d’un rendez-vous ce lundi et explique se tenir aux côtés des commerçants, en se mobilisant « pour obtenir soutien auprès des assurances, de l’Etat pour que les commerçants victimes de saccage soient soutenus ».

Dans un entretien à Midi Libre publié dimanche 18 octobre, le maire de la capitale héraultaise disait une colère « très profonde à l’endroit de ceux qui, au mépris d’une expression citoyenne, démocratique, se sont livrés à ces actes de violence ». Il décrivait un centre-ville « réveillé meurtri après ces quelques heures de violences inacceptables » et promettait son soutien aux commerçants visés.

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Samedi, jusqu’à 35 000 personnes avaient défilé à Montpellier selon la préfecture de l’Hérault, 40 000 selon les syndicats. La journée avait basculé en fin d’après-midi avec le pillage de plusieurs commerces du centre-ville. Plus d’une cinquantaine de commerçants et d’artisans de l’Écusson avaient annoncé qu’ils masqueraient leurs vitrines ce jour-là.

Un appel national lancé après les incendies de mairies

L’Association des maires de France a diffusé son communiqué dimanche 18 octobre, en appelant maires et conseils municipaux à se rassembler devant les mairies « à partir de midi » ou plus tard dans la journée. L’association exprime sa solidarité avec les maires de Limoges, dont l’hôtel de ville a été incendié, ainsi qu’avec ceux de Marseille, Bordeaux, Calais ou Grenoble.

Le communiqué énumère les mairies et bâtiments publics incendiés ainsi que les commerces pillés. Pour l’association, ces faits ne s’arrêtent pas aux institutions publiques : ils atteignent, « de façon bien plus grave », « les libertés publiques de tous les Français ». L’AMF dit condamner « totalement ces agressions et ce vandalisme », à l’occasion de « manifestations qui, elles, ont respecté l’ordre public ».

Le bilan consolidé du ministère de l’Intérieur fait état de près de 2 400 interpellations dans le pays samedi et de près d’un millier de policiers et de gendarmes blessés, dont sept gravement. À l’issue d’une cellule interministérielle de crise lundi matin, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis le déclenchement du chômage partiel « dès demain » pour les commerçants touchés par les dégradations et les pillages. Il a aussi demandé aux préfets « un certain nombre de couvre-feux partiels dès ce soir ».

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La coordination de gilets jaunes à l’origine de la journée de samedi a de son côté annoncé lundi matin une nouvelle journée de mobilisation le samedi 24 octobre. Plusieurs dizaines d’actions y étaient déjà programmées sur la carte publiée par le site des organisateurs.