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Le MHB soulève sa 15e Coupe de France face à Nantes (27-24) à Bercy

Le Montpellier Hérault Handball a conservé sa Coupe de France samedi 23 mai à Paris-Bercy, en dominant le HBC Nantes sur le score de 27-24. Un quinzième sacre constituant un record absolu dans l’histoire du handball français, couronnement d’une saison hors normes pour un groupe reconstruit à moitié l’été dernier.

Une finale maîtrisée de bout en bout

Devant un Accor Arena en feu, partagé entre le violet montpelliérain et le blanc et bleu nantais, le MHB a imposé son rythme dès les premières minutes. Après un début de match équilibré (3-3 après quatre minutes), les Héraultais ont progressivement pris le large. À la 18e minute, ils menaient déjà 11-7, profitant des erreurs offensives de Nantes, privé de Thibaud Briet ménagé en vue du championnat.

Les joueurs d’Erick Mathé sont rentrés aux vestiaires avec quatre buts d’avance (16-12), une marge confortable face à une équipe nantaise qui n’avait pas perdu contre le MHB depuis sept ans. En seconde période, l’exclusion définitive de Romain Lagarde a permis aux Montpelliérains de creuser l’écart jusqu’à cinq longueurs. À quatre minutes du buzzer pourtant, Nantes revenait à seulement deux buts (25-23). Une véritable balle de match se présentait pour les Ligériens à une minute trente de la fin.

« Il y a beaucoup de joie, forcément. En première période, on ne défend pas forcément super bien, on est mieux en seconde période. J’ai aimé notre ossature défensive qui nous a permis de faire le trou. Quand on gagne encore une Coupe de France, on en veut sûrement plus. Là, on a vraiment été la chercher : on bat Paris en demi-finale, on bat Nantes en finale, qu’on n’avait pas battu depuis huit ans. Il y a une vraie performance de notre part. »

Erick Mathé, entraîneur du Montpellier Handball

Desbonnet, l’homme providentiel

Rémi Desbonnet a livré une nouvelle performance magistrale dans les buts montpelliérains. Avec 11 arrêts sur 34 tirs, dont trois pénalties stoppés, le gardien international a été l’un des artisans principaux de la victoire. Le moment clé est intervenu à 90 secondes du buzzer final : le capitaine nantais Valero Rivera s’est présenté sur la ligne des sept mètres pour tenter d’égaliser. Desbonnet a sorti la parade décisive. Dans la foulée, Kylian Prat a transformé le contre pour sceller définitivement le résultat.

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Ce n’est pas la première fois que le portier montpelliérain réalise l’arrêt de l’impossible en finale. L’an passé, il avait déjà stoppé le tir au but décisif face au PSG. Face à Nantes, il a utilisé les mêmes ressources mentales : fermer le cerveau et agir d’instinct.

« L’année passée, on gagne la Coupe de France et c’était une belle récompense pour la fin d’un cycle. Le 18 juillet dernier, on ne connaissait pas la moitié de l’équipe et plein de mecs ne parlaient pas français. Donc forcément, ça a deux goûts différents même si ce sont deux belles histoires. Sur le dernier pénalty, j’ai juste fermé le cerveau et pensé à rien. Et ça a marché. Là, c’est un moment de joie, de soulagement, mais j’avais envie d’en profiter, parce qu’on ne gagne pas des trophées tous les jours. »

Rémi Desbonnet, gardien du Montpellier Handball

Un 15e titre record, une saison à deux visages

Ce quinzième trophée de la Coupe de France fait du MHB le club le plus titré dans l’histoire de la compétition. Le club héraultais réalise un doublé consécutif pour la deuxième fois de son histoire, comme en 2012 et 2013. Une prouesse d’autant plus remarquable que l’équipe a été reconstruite à cinquante pour cent l’été dernier. Au 18 juillet, la moitié des joueurs ne se connaissaient pas et plusieurs ne parlaient pas encore français.

La soirée a toutefois été assombrie par la blessure de Diego Simonet, touché à une cheville à la 53e minute et contraint de quitter le terrain sans pouvoir poser le pied par terre. L’arrière argentin, qui mettra un terme à sa carrière en fin de saison, entend néanmoins participer au Final Four. En Starligue, le MHB occupe la troisième place et a remporté deux des trois titres domestiques mis en jeu cette saison : le Trophée des champions et la Coupe de France.

« Arrêter l’hémorragie sur une finale de Coupe de France, le clin d’oeil est top, mais j’aimerais bien qu’on ne reparte pas sur une série de sept ans. »

Valentin Porte, capitaine du Montpellier Handball

Les prochaines échéances : Saint-Raphaël et le Final Four de Hambourg

Le MHB n’a pas le temps de savourer. Mardi, les Montpelliérains se déplacent à Saint-Raphaël dans un match crucial pour la Starligue : une victoire consoliderait leur troisième place au classement, synonyme de qualification directe pour la prochaine Ligue des champions. Un enjeu sportif et financier qui dépasse la simple fin de saison.

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Le rendez-vous le plus attendu reste le Final Four de la Ligue européenne, les 30 et 31 mai à Hambourg. Le MHB est l’un des quatre clubs encore en lice pour remporter le seul titre continental qui manque à son palmarès. Si les Héraultais y parviennent, cette saison s’inscrira parmi les plus abouties de l’histoire du club. Pour rappel, c’est en renversant le PSG 39-35 au FDI Stadium le 16 avril que le MHB avait décroché son ticket pour Bercy. Le groupe, profondément remanié, a montré qu’il savait se transcender dans les grands rendez-vous.