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Le zoo de Lunaret ferme jusqu’en 2028 pour se métamorphoser

Vue de la future entrée du zoo de Lunaret à Montpellier après rénovation

Le parc zoologique de Montpellier s’apprête à vivre la plus grande transformation de son histoire. À partir du 1er août 2026, le zoo de Lunaret fermera ses portes au public jusqu’au second semestre 2028. Un chantier à 27,7 millions d’euros qui promet de doubler le nombre d’espèces et de repenser entièrement le parc.

Une fermeture totale dès le 1er août

Les promeneurs ont jusqu’à la fin juillet pour arpenter une dernière fois les allées ombragées du parc. Dès le 1er août, le zoo de Lunaret ferme entièrement au public. La réouverture est annoncée pour le second semestre 2028, après 29 mois de travaux.

Engagé depuis 2023, le projet entre désormais dans sa phase la plus intense. La rénovation est jugée incontournable par la municipalité. « Il a même été menacé de fermeture », rappelle le maire Michaël Delafosse. L’état du site rendait ce vaste chantier obligatoire.

Un chantier à 27,7 millions d’euros

Le montant de l’opération donne la mesure de l’ambition affichée par la Ville. Les travaux porteront sur la rénovation des enclos et des bâtiments dédiés aux animaux, la création de nouveaux cheminements, de points d’observation, de gradins et de zones de convivialité.

La pièce maîtresse du futur parc sera une grande plaine africaine de deux hectares. Les girafes y cohabiteront avec d’autres espèces du continent, dans un espace pensé pour reproduire un environnement ouvert. De nouveaux lieux pédagogiques compléteront le parcours de visite.

Le parc zoologique de Lunaret, 50 avenue Agropolis, au nord de Montpellier.

Le bien-être animal au cœur du futur zoo

La Ville de Montpellier revendique la conception d’un « zoo du XXIe siècle », tourné vers la conservation de la biodiversité. Les futurs enclos, plus vastes, offriront des espaces multi-espèces adaptés au climat méditerranéen.

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Pendant toute la durée du chantier, les animaux resteront sur le site. Soigneurs, vétérinaires et agents de sécurité veilleront sur eux. Certains pensionnaires seront déplacés vers des enclos de repli quand d’autres s’accommoderont du bruit des travaux.

« Nous allons même au-delà des recommandations sur ce sujet », assure Stéphane Jouault, adjoint au maire délégué à la Nature en ville. Les actions pédagogiques du zoo se poursuivront hors les murs, dans les médiathèques, les Maisons pour tous ou l’Écolothèque.

« Le zoo va être profondément redessiné et restera gratuit et accessible à tous à sa réouverture. C’est un choix et on le porte. »

Michaël Delafosse, maire de Montpellier

Deux fois plus d’espèces à la réouverture

Le réaménagement s’accompagne d’un véritable changement d’échelle. Le parc passera de 25 espèces et 150 animaux aujourd’hui à 50 espèces et 300 animaux en 2028. Toutes ont été retenues pour leur capacité à vivre sous le climat local.

Les figures emblématiques du site demeurent : guépards, girafes, lions, zèbres et rhinocéros blancs. Elles seront rejointes par des suricates, des varis roux ou des tamarins-lions dorés. La direction rappelle que l’ensemble des animaux du parc sont nés en captivité.

Le guépard reste l’un des symboles de Lunaret, qui abrite un centre de reproduction dédié à l’espèce, comme l’avait illustré l’opération de Rajesh, soigné pour un cancer rare.

Vers un grand parc de Lunaret de 200 hectares

La rénovation du zoo s’inscrit dans un projet plus vaste : le grand parc de Lunaret. Cet ensemble interconnecté de 200 hectares doit offrir aux Montpelliérains un écrin de verdure et de fraîcheur aux portes de la ville. Les berges du Lez, où s’est récemment installée une tortue invasive venue de Chine, font partie du périmètre repensé.

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Le parc zoologique conservera quant à lui sa vocation première de service public. « Attention, nous ne sommes pas à Beauval, le zoo de Montpellier est un service public », insiste Michaël Delafosse. Pour retrouver ses allées et ses nouveaux pensionnaires, les Montpelliérains devront patienter jusqu’en 2028.