Ozone les jours de forte chaleur, particules fines en hiver, fumées d’incendies comme en ce mois de juillet : la qualité de l’air à Montpellier varie fortement selon la saison et la météo. Cette page de référence explique comment lire l’indice ATMO, où consulter les données en temps réel et quels réflexes adopter les jours d’alerte dans l’Hérault.
Sommaire du guide
Qui mesure l’air que respirent les Montpelliérains
La surveillance est assurée par Atmo Occitanie, l’observatoire régional agréé par l’État. Ses stations de mesure réparties dans la métropole suivent en continu les principaux polluants réglementés : particules fines PM10 et PM2,5, dioxyde d’azote lié au trafic routier, ozone et dioxyde de soufre.
Ces mesures alimentent l’indice ATMO, publié chaque jour pour chaque commune. Il compte six niveaux, de « bon » à « extrêmement mauvais ». C’est le polluant le plus défavorable qui détermine le niveau affiché. La carte du jour et les prévisions pour le lendemain sont consultables librement sur le site d’Atmo Occitanie, qui propose aussi une application mobile avec alertes personnalisées.
| Niveau de l’indice ATMO | Ce que ça signifie pour vous |
|---|---|
| Bon / Moyen | Aucune restriction, activités normales |
| Dégradé | Les personnes sensibles limitent les efforts intenses prolongés |
| Mauvais | Procédure d’information possible, activités physiques à modérer |
| Très mauvais | Alerte préfectorale probable, sorties limitées pour les personnes vulnérables |
| Extrêmement mauvais | Épisode exceptionnel, suivre strictement les consignes sanitaires |
Les épisodes typiques du climat montpelliérain
L’été, le principal ennemi s’appelle ozone. Ce polluant se forme sous l’effet du soleil à partir des émissions du trafic et se concentre les après-midis de canicule. Les fortes chaleurs de juillet donnent régulièrement lieu à des procédures d’information départementales.

Les incendies de forêt ajoutent une menace plus brutale. Les fumées transportent des concentrations élevées de particules PM10 sur des dizaines de kilomètres, comme lors de l’alerte pollution déclenchée ce lundi dans l’Hérault. L’hiver n’est pas épargné pour autant : les épisodes de particules fines liés au chauffage au bois et aux inversions de température touchent la métropole plusieurs fois par saison froide.
Les bons réflexes en cas d’alerte
Quand une procédure d’information ou d’alerte est activée par la préfecture de l’Hérault, quelques ajustements simples limitent l’exposition. Reporter les activités physiques intenses en extérieur, surtout en fin d’après-midi pour l’ozone. Aérer le logement tôt le matin plutôt qu’aux heures chaudes. Éviter les grands axes routiers pour les déplacements à pied ou à vélo.
Les personnes vulnérables doivent redoubler d’attention : enfants, femmes enceintes, personnes âgées ou souffrant de pathologies respiratoires et cardiaques. En cas de gêne inhabituelle, essoufflement ou irritation, le réflexe est de consulter un médecin ou d’appeler le 15 si les symptômes sont sérieux. Les alertes s’accompagnent souvent de mesures préfectorales comme l’abaissement de la vitesse sur les axes routiers du département.
Trafic, chauffage, industrie : d’où vient la pollution locale
À Montpellier, le trafic routier reste le premier émetteur de dioxyde d’azote, concentré le long des grands axes comme l’avenue de la Liberté ou l’autoroute A709. Le chauffage résidentiel au bois domine les émissions hivernales de particules fines, loin devant l’industrie, peu présente sur le territoire métropolitain.
Cette géographie des sources explique les écarts entre quartiers. Les stations de mesure proches du trafic affichent des niveaux de dioxyde d’azote nettement supérieurs à celles des zones résidentielles. Habiter ou circuler à distance des grands axes réduit sensiblement l’exposition quotidienne, un paramètre que les cartes fines d’Atmo Occitanie permettent de visualiser rue par rue.
Une page de référence mise à jour
Cette page sert de point d’entrée permanent sur le sujet. Nos articles d’actualité relaient chaque épisode significatif touchant la métropole, des procédures d’alerte estivales aux pics hivernaux. Vous y retrouverez systématiquement le niveau de l’indice, les polluants en cause et les recommandations sanitaires en vigueur.
Le suivi de l’air ne se limite pas aux polluants chimiques. Atmo Occitanie relaie également les données polliniques, un enjeu de santé publique dans une région où cyprès, platanes et graminées provoquent des allergies une bonne partie de l’année. Les personnes allergiques peuvent s’abonner aux bulletins d’alerte pollens diffusés par l’observatoire.
Pour un suivi quotidien, la consultation directe des cartes d’Atmo Occitanie reste la source la plus fiable. L’observatoire publie également des bilans annuels détaillés par territoire qui permettent de mesurer l’évolution de fond : la tendance longue reste à l’amélioration pour le dioxyde d’azote, tandis que l’ozone estival progresse avec le réchauffement du climat méditerranéen.
Recevoir les alertes sans y penser
Trois canaux permettent de suivre l’air de la métropole sans effort. L’application mobile d’Atmo Occitanie envoie une notification à chaque épisode de pollution sur la commune choisie. Le service public Recosanté va plus loin avec un mail quotidien ou hebdomadaire combinant indice ATMO, risque pollinique et recommandations personnalisées pour Montpellier. La téléalerte SMS de la Ville relaie enfin les mesures préfectorales lors des épisodes les plus sérieux.
Un dernier réflexe utile pour les sportifs : consulter l’indice avant une sortie longue. Courir ou pédaler pendant un pic d’ozone multiplie la dose de polluants inhalée, l’effort augmentant fortement le volume d’air respiré. Les jours dégradés, décaler la séance tôt le matin suffit souvent à passer sous le pic.











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