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Fuite de gaz à la Mosson : quatre écoles confinées à Montpellier

Entrée de l'école maternelle Vincent Van Gogh, rue d'Oxford, quartier Mosson à Montpellier

Un engin de chantier a rompu une canalisation de gaz jeudi 24 septembre en milieu d’après-midi à Montpellier, dans le quartier de la Mosson. Quatre écoles ont été confinées le temps de l’intervention, deux rues fermées à la circulation. La fuite a été colmatée en fin d’après-midi.

Une conduite touchée en plein après-midi

Tout est parti d’un chantier. Une canalisation de gaz a été rompue par inadvertance jeudi 24 septembre, provoquant une fuite importante dans le secteur de La Paillade. La police nationale de l’Hérault situe son intervention rue d’Uppsala et fait état d’une intervention conjointe de ses services et des sapeurs-pompiers de l’Hérault. Midi Libre place pour sa part rue de Bari la rupture de la conduite, causée par un tractopelle.

Les premières dépêches locales paraissent peu après 16 heures. Une forte odeur de gaz se répand alentour. Policiers nationaux et municipaux établissent un périmètre de sécurité qui concerne principalement les rues de Bari et d’Oxford, fermées à la circulation.

Le colmatage intervient vers 17 h 20, selon Midi Libre, qui l’attribue aux agents de GRDF. La sortie des élèves est alors autorisée, par des accès éloignés du point de fuite. Des habitants restent confinés un moment de plus et l’odeur persiste dans le secteur. Hérault Tribune fait état de plusieurs personnes incommodées, aucune gravité n’étant apparue à ce stade.

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Quatre écoles, 670 élèves à la rentrée 2025

Les établissements placés en confinement sont trois écoles élémentaires et une maternelle : Léopold Sédar Senghor, rue de Bologne, Franklin Roosevelt et André Boulloche, toutes deux rue de Lausanne, ainsi que la maternelle Vincent Van Gogh, au 242 rue d’Oxford. Cette dernière se situe rue d’Oxford, l’une des deux voies fermées à la circulation.

Aucune source ne dit combien d’enfants ont passé l’après-midi confinés dans leur classe. Les fichiers du ministère de l’Éducation nationale donnent un ordre de grandeur. À la rentrée 2025, dernier millésime publié, ces quatre écoles scolarisaient 670 élèves répartis dans 44 classes : 226 à Senghor, 216 à Roosevelt, 124 à Boulloche et 104 chez les maternelles de Van Gogh. Vingt-trois de ces enfants étaient inscrits en dispositif ULIS, à Senghor et à Boulloche.

Localisation : 242 rue d’Oxford, quartier Mosson, 34080 Montpellier.

Les quatre établissements relèvent tous du réseau d’éducation prioritaire renforcé. Trois d’entre eux vivent par ailleurs dans l’attente de travaux. La Ville prévoit une reconstruction pour Senghor. Pour Roosevelt, une démolition est prévue, avec l’ouverture du pôle éducatif des Halles Nord. Boulloche attend une rénovation énergétique et une « rue aux écoliers » y est planifiée.

Le Languedoc-Roussillon, mauvais élève des dommages aux réseaux

Une conduite percée par un engin de chantier est loin d’être un cas isolé. L’Observatoire national DT-DICT, qui suit les déclarations de travaux et les dégâts sur les réseaux enterrés, a recensé 13 151 dommages souterrains en 2025 en France, tous exploitants confondus (Enedis, GRDF, NaTran, Orange, RTE, TEREGA). Cela représente 0,32 % des déclarations de travaux, en recul de 12 % sur un an.

« La tendance à la baisse du taux de dommages souterrains par déclarations observée depuis 10 ans se poursuit avec les nouvelles chroniques. »

Observatoire national DT-DICT, statistiques de l’année 2025

Le détail régional est nettement moins flatteur pour le territoire. L’observatoire régional Languedoc-Roussillon, qui couvre l’Hérault, affiche un taux de 0,48 % de dommages par déclaration en 2025, contre 0,57 % un an plus tôt. Seule l’Auvergne fait pire parmi les dix-neuf observatoires régionaux, avec 0,53 %. Rapporté à la longueur des réseaux, le Languedoc-Roussillon compte 9,4 dommages pour 1 000 kilomètres de réseau souterrain, là où la moyenne nationale s’établit à 7,3. Le détail figure dans les statistiques 2025 de l’observatoire.

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Un quartier cerné par les chantiers

Le secteur ne manque pas de pelles mécaniques. Fin août, trois rues voisines ont basculé en sens unique, en déviation ou en impasse pour laisser place au chantier du futur siège d’Altémed, face au centre commercial Saint-Paul. Ce régime provisoire doit durer jusqu’en juillet 2028. L’une de ces trois voies est la rue d’Uppsala, celle où la police situe son intervention de jeudi. Aucune source n’a pour autant identifié le chantier à l’origine de la fuite.

Pour les familles, la journée s’est terminée par une sortie détournée et un périmètre toujours actif. Les 19 500 écoliers montpelliérains ont repris le chemin de la classe le 1er septembre. Ceux de la Mosson auront vécu, vingt-trois jours plus tard, un après-midi de confinement dont le chantier à l’origine n’a pas été identifié.