La 26e édition des Boutographies se tient du 9 au 31 mai 2026 au Pavillon Populaire et dans huit autres lieux de la métropole. Le rendez-vous gratuit dédié à la jeune photographie européenne investit pour la première fois le bâtiment de l’esplanade Charles-de-Gaulle après ses dix mois de travaux. Vingt-sept photographes sont à l’affiche, autour de Pauline Caplet, présidente du jury.
Pour cette nouvelle édition, l’association Grain d’Image confirme son ancrage montpelliérain et son ouverture européenne, avec un équilibre revendiqué entre regards intimes et sujets de société.
Une 26e édition dans un Pavillon Populaire entièrement rénové
Le bâtiment classé de l’esplanade Charles-de-Gaulle a rouvert ses portes le 2 décembre 2025 après dix mois de travaux pilotés par l’architecte du patrimoine Jean-Denis Schauer. La rénovation a porté sur la mise en accessibilité totale, la rénovation énergétique avec sources d’énergie renouvelable et l’éclairage architectural des façades.
La carte blanche à Raymond Depardon a inauguré ce nouveau cycle, en marquant la transition vers une direction artistique confiée à Luce Lebart, historienne de la photographie. Les Boutographies sont la première grande manifestation à investir l’espace après cette réouverture, avec un dispositif renouvelé : sept expositions accrochées et onze projetées dans la salle centrale repensée.
« Nous sommes très heureux de revenir cette année dans un Pavillon Populaire rénové et embelli, avec notamment un très bel espace de projection, hérité de l’exposition précédente de Raymond Depardon. Nous y présenterons la sélection officielle, avec sept expositions accrochées et onze projetées. »
Peter Vaas, président de l’association Grain d’Image et cofondateur du festival
Vingt-sept photographes européens entre intimité et regard sur le monde
La présidente du jury 2026 est Pauline Caplet, curatrice et directrice de galerie bruxelloise. Elle a sélectionné, avec l’équipe artistique du festival, une programmation qui assume sa diversité de tons. Les sujets graves côtoient les approches plus décalées, sur fond de questionnement très contemporain : que voit-on et que croit-on voir.
Plusieurs séries marquent cette édition. Cherry Airlines de Pascal Sgro, réalisée avec l’aide de l’intelligence artificielle, brouille à dessein les frontières entre image documentaire et image générée. À ses côtés figurent Ardha d’Anouchka Renaud-Eck, Beyond Coral White de Marie Lukasiewicz, Présence d’Alessandro Silverj, Toundra saami, l’enfance d’Ouliana de Natalya Saprunova, Holy Cow de Carolina Arantes ou encore Seize et demi d’Alexandre Bagdassarian.
« Cette édition 2026 présente un équilibre entre des sujets assez graves, à l’image du monde actuel et des choses plus décalées, plus humoristiques, qui apportent une respiration. Avec le travail de Pascal Sgro, réalisé avec l’aide de l’IA, nous interrogeons nos types de rapport à la réalité. »
Christian Maccotta, directeur artistique des Boutographies
L’affiche officielle de la 26e édition a été confiée à l’artiste allemand Peter Franck, dont les compositions photographiques jouent sur le décalage et l’absurde.
Neuf lieux d’exposition à Montpellier et Castries
Si le Pavillon Populaire concentre la sélection officielle, le festival déploie une sélection parallèle et un volet « Hors les murs » dans huit autres espaces. Les amateurs de photographie peuvent ainsi enchaîner les visites en parcourant la ville à pied.
- Orangerie du Jardin des plantes
- Faculté des Sciences
- Hôtel du Département Pierre Vives
- Maison de Heidelberg
- Le Mur Rouge
- Vitrines d’ACB&CO, place de Thessalie
- Galerie UP/SIDE TOWN
- Bar à photos
Une rencontre avec la photographe Natalya Saprunova, autrice de la série Toundra saami, l’enfance d’Ouliana, est par ailleurs organisée à la médiathèque de Castries. Elle sera suivie d’une projection-débat.
Résidence d’artiste, écoles invitées et rencontres au Polygone
Le Pavillon Populaire accueille également la résidence d’artiste 2026, en partenariat avec APF France handicap Occitanie. La photographe Alexandra Frankewitz y présente À mains nues, un travail au long cours réalisé auprès d’un couple des environs de Montpellier. Le même lieu expose Auto, collaboration des photographes Loes de Boer et Mayte Breed, issues de la Royal Academy of Art The Hague, l’école néerlandaise invitée pour cette édition.
L’auditorium des Échelles de la Ville, au Polygone, accueille la cérémonie de remise des prix ainsi que deux rencontres. La première est animée par Laura Ligari, codirectrice de l’IPFA (International Photography Festivals Association), la seconde par le photographe Alessandro Silverj. Cette année, l’écrit prend par ailleurs une place particulière dans les expositions.
« Cette année nous avons également une forte présence de l’écrit dans et autour des expositions, avec de nombreux témoignages qui accompagnent les œuvres et des ateliers d’écriture en lien avec la photo en partenariat avec la Faculté des Sciences et l’Université Paul Valéry. C’est le signe d’une convergence possible entre les sciences humaines et le domaine de la photographie. »
Christian Maccotta, directeur artistique des Boutographies
L’entrée est libre dans tous les lieux. Le programme détaillé des expositions, projections et rencontres est consultable sur le site officiel des Boutographies.
