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Festival Radio France 2026 : deux semaines de musique à Montpellier

Affiche officielle du 41e Festival Radio France Occitanie Montpellier 2026

La musique classique va envahir Montpellier et sa métropole pendant deux semaines. La 41e édition du Festival Radio France Occitanie Montpellier se tient du 5 au 18 juillet 2026, avec plus de cent rendez-vous répartis dans une cinquantaine de lieux. Le thème choisi cette année : l’amour, décliné du romantisme allemand aux nuits électro.

Une édition placée sous le signe de l’amour

Pour sa première programmation à la tête du festival, Michel Orier, directeur de la musique et de la création à Radio France, a fait un choix assumé. L’édition 2026 explore le romantisme et ses passions, ce moment fondateur où l’expression des sentiments et la liberté des formes ont bouleversé le rapport à la musique.

Le fil rouge irrigue toute la saison, des amants éternels de Tristan et Isolde aux héros de Roméo et Juliette. Présentée début mars à l’hôtel Richer de Belleval, la programmation revendique près de 900 artistes et une ambition intacte malgré un contexte tendu pour la culture.

« Le monde en a besoin. On rentre dans un cycle très incertain où la brutalité réapparaît. La culture fait civilisation. »

Michel Orier, directeur artistique du Festival Radio France Occitanie Montpellier

De Wagner à Hilary Hahn, les temps forts

Le festival s’ouvre le 5 juillet à ciel ouvert, place de l’Europe, avec un grand concert gratuit de l’Orchestre national de Montpellier consacré aux musiques de film. Le lendemain, au Corum, Iván Fischer dirige le Concerto pour violon de Mendelssohn avec le violoniste Renaud Capuçon, puis la Troisième Symphonie « Rhénane » de Schumann.

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Le point culminant reste Tristan et Isolde de Richard Wagner, donné en version de concert à l’Opéra Berlioz. Plus de quatre heures de musique portées par l’Orchestre philharmonique de Radio France sous la direction de Jaap van Zweden. Un opéra de l’absolu que Michel Orier décrit comme une œuvre qui « vient vous chercher par la main dès le premier accord ».

Les grandes soirées s’enchaînent ensuite. Le pianiste Alexandre Kantorow, révélé au monde lors de la cérémonie des Jeux de Paris, interprète Prokofiev le 16 juillet à l’Opéra Berlioz. La violoniste américaine Hilary Hahn joue Mozart, Bruch et Schumann le 17 juillet. La clôture, le 18 juillet, réunit la mezzo Marie-Nicole Lemieux et l’Orchestre national de France autour de la Cinquième Symphonie de Mahler.

Un festival érigé en « acte de résistance »

La 41e édition s’ouvre sur une mise au point politique. Le maire Michaël Delafosse dénonce une commission parlementaire visant le service public audiovisuel et y voit « une offensive contre le service public ». Selon lui, « partout où l’on a privatisé les services publics, c’est la création qui a reculé ». Le festival devient dès lors « un acte de résistance pour la musique ».

Côté finances, le message est le même. Le vice-président de la Région Occitanie Christian Assaf rappelle les 500 millions d’euros de dotations perdues en quatre ans, dont 144 millions sur la seule année 2026, tout en maintenant la participation régionale. Le budget artistique atteint environ 1,3 million d’euros, en hausse. Les recettes de billetterie ont, quant à elles, été multipliées par quatre en trois éditions.

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47 concerts gratuits et une billetterie ouverte

Le festival reste fidèle à sa vocation populaire. Sur plus de cent événements, 47 sont gratuits et en accès libre, du Corum à l’Opéra Comédie en passant par le Domaine d’O, le musée Fabre et de nombreux espaces publics. Le traditionnel concert du 14 juillet, en plein air, figure parmi ces rendez-vous ouverts à tous.

La programmation déborde largement de la ville-centre. Une trentaine de communes de la métropole, de Lattes à Castelnau-le-Lez, accueillent des concerts gratuits pendant les quinze jours. Le festival soigne aussi les jeunes mélomanes avec des tarifs réduits pour les moins de 28 ans et une série de rendez-vous jeune public.

L’affiche ne se limite pas au répertoire classique. Le jazz s’invite avec Kenny Garrett, Bill Frisell, Charles Lloyd et Snarky Puppy, tandis que les nuits électro prolongent les soirées. Le programme complet et les réservations sont disponibles sur le site officiel du festival.

Cet été montpelliérain s’annonce chargé côté culture. Le festival succède à d’autres grands rendez-vous comme Montpellier Danse 2026 et croise la route de l’exposition Pierre Paulin, à découvrir tout l’été au musée Fabre, l’un des écrins du festival.