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Montpellier classée 3e ville étudiante de France dans le classement L’Étudiant 2026

Montpellier conserve sa place dans l’élite des destinations estudiantines françaises. Selon le classement 2026 publié ce mercredi par L’Étudiant, la capitale héraultaise décroche la troisième position sur cinquante villes évaluées, avec un score de 74,5 points sur 103. Seules Toulouse et Rennes la devancent.

La surdouée reste sur le podium

Année après année, Montpellier confirme son statut de ville étudiante de premier plan. Première en 2024, deuxième ex-aequo en 2025, troisième cette année : la cité surdouée ne quitte plus le podium. Avec ses 80 000 étudiants, elle représente plus de 17,86 % de sa population totale, l’un des ratios les plus élevés du pays.

Cette édition 2026 du classement de L’Étudiant se distingue par une refonte importante de la méthodologie. Un nouveau critère d’accessibilité handicap, élaboré avec l’APF Handicap, a été intégré pour la première fois. Les calculs relatifs à la qualité de l’air, à l’offre culturelle et à la formation ont également été révisés. Malgré ces changements, Montpellier résiste et confirme son attractivité.

« En bord de Méditerranée, Montpellier est une des villes les plus étudiantes en France. Sa proximité avec la mer, son dynamisme et son offre de formation font d’elle l’une des destinations favorites des jeunes. »

L’Étudiant, classement des meilleures villes étudiantes 2026

Des atouts solides qui font la différence

Le résultat de Montpellier repose sur des forces bien identifiées. La ville obtient la note maximale de 10/10 dans deux catégories décisives : l’emploi et la densité de l’offre de formation. Sur ce dernier critère, l’agglomération dénombre pas moins de 932 formations d’enseignement supérieur, ce qui en fait l’une des métropoles les mieux pourvues du pays.

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La gratuité totale du réseau de transports en commun TAM constitue un avantage considérable. Quand d’autres villes facturent entre 160 et 315 euros par an aux étudiants pour leurs abonnements, Montpellier propose un accès à coût zéro. Dans un contexte de précarité croissante, cet argument pèse lourd au moment de choisir sa destination universitaire. Le loyer moyen d’un studio reste fixé à 550 euros par mois, dans la moyenne des grandes villes étudiantes.

Sur le plan de l’attractivité, la dynamique est positive : la ville a accueilli 14 477 étudiants supplémentaires en dix ans, soit une progression de 20,28 %. Parmi eux, 10,46 % sont des étudiants internationaux, ce qui témoigne du rayonnement de l’offre de formation au-delà des frontières. Montpellier compte six grandes écoles et de nombreuses structures de recherche, dont plusieurs laboratoires de rang mondial.

Cette popularité croissante n’est pas sans tensions. La demande de logements étudiants reste forte. Des mobilisations récentes contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers ont rappelé les fragilités du système pour les publics les plus précaires.

Le Grand Ouest domine, Paris décroche

Si Montpellier tient son rang, le classement 2026 est surtout marqué par la domination du Grand Ouest. La région place trois villes dans le top 5 et plusieurs dans le top 10. Rennes (2e), Caen (4e) et Nantes (5e) forment un bloc qui traduit la montée en puissance de l’arc atlantique comme territoire d’études privilégié.

La grande surprise de cette édition reste la chute de Paris, qui dégringole à la 19e place. En cause, selon L’Étudiant : le coût prohibitif du logement, qui pénalise lourdement la capitale malgré son attractivité record. Le phénomène illustre une tendance de fond : les étudiants arbitrent de plus en plus entre prestige et accessibilité financière.

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Le classement accueille également trois nouvelles venues : Valence intègre directement le top 40, tandis que Bayonne et Lorient font leur entrée dans le top 50. Ces arrivées signalent l’émergence de villes moyennes capables d’attirer des jeunes grâce à une qualité de vie compétitive.

Nîmes dans la moyenne, Perpignan en queue de classement

Les autres villes occitanes peinent à rivaliser avec la capitale héraultaise. Nîmes, qui accueille plus de 12 000 étudiants, se positionne dans la moyenne avec une note de 60 sur 103. La ville attire un public sensible à ses prix plus abordables que d’autres métropoles du Sud. Elle manque encore d’infrastructures pour prétendre au podium.

Plus sévère est le constat pour Perpignan, qui ferme la marche du classement avec 43,5 points sur 103. Son marché de l’emploi, noté 8/10, ne compense pas une vie étudiante jugée peu dynamique et une attractivité insuffisante. La ville catalane reste dans le dernier intervalle du classement.

Pour consulter les fiches détaillées de chaque ville, L’Étudiant propose un outil interactif de comparaison, avec les scores par critère pour chacune des 50 villes évaluées.