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Victoire du PSG : vitrines brisées et cinq interpellés à Montpellier

Place de la Comédie de nuit, forces de l'ordre après incidents PSG

La célébration du sacre du Paris Saint-Germain en Ligue des champions a viré à la tension dans le centre de Montpellier, dans la nuit du 30 au 31 mai 2026. Trois commerces ont été dégradés aux abords du Polygone, des projectiles ont visé les forces de l’ordre et cinq personnes ont été placées en garde à vue. Les suites judiciaires sont désormais connues.

Une soirée festive qui bascule

Ce samedi 30 mai, des milliers de supporters montpelliérains s’étaient réunis sur la place de la Comédie pour suivre la finale de la Ligue des champions sur les écrans dressés par les cafés du centre-ville. Après une séance de tirs au but haletante, conclue aux alentours de 21 heures, la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal était actée : deuxième titre consécutif en Ligue des champions pour le club parisien, une première dans l’histoire du football français. Les supporters ont rapidement envahi la fontaine des Trois-Grâces, dans une ambiance euphorique, feux d’artifice et fumigènes illuminant la nuit de la capitale héraultaise.

La situation a basculé vers 21h30. Selon la Police nationale de l’Hérault, de premiers incidents ont éclaté entre la place de la Comédie et l’entrée du centre commercial Polygone. Une brigade de CRS s’est positionnée devant l’office de tourisme pour contenir plusieurs mouvements de foule. Environ 150 individus ont été dispersés dans ce secteur au cours de la soirée.

Vitrines brisées, policiers pris pour cibles

Des groupes ont profité de la confusion pour s’en prendre aux commerces du quartier. Les vitrines de JD Sports et d’Animalis, situées dans le passage de l’Horloge, ont été brisées. Sur la place de la Comédie elle-même, la devanture de Foot Locker a subi plusieurs impacts de projectiles, sans qu’une intrusion dans le magasin ne soit commise. Au total, les devantures de trois enseignes ont fait l’objet de tentatives d’effraction, selon les forces de l’ordre.

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Les policiers ont également essuyé des jets de bouteilles en verre, de pierres et de pavés tout au long de la nuit. La police a bloqué les accès à l’Écusson et repoussé à plusieurs reprises les assaillants. Aucun blessé n’est à déplorer, ni parmi les forces de l’ordre ni parmi les personnes présentes. Le dispositif de sécurité n’a été levé qu’aux alentours de 0h30.

Cinq individus ont été interpellés et placés en garde à vue. L’un d’eux était en possession d’un brise-vitres. Deux ont été arrêtés pour les dégradations commises devant JD Sports et Animalis, un troisième vers 23 heures pour les impacts sur Foot Locker ainsi que deux autres pour les jets de projectiles visant les policiers.

Localisation : Place de la Comédie et le Polygone, Montpellier, secteur principal des incidents

Les autorités condamnent avec fermeté

Le lendemain matin, le maire de Montpellier Michaël Delafosse a réagi publiquement depuis son compte X. L’élu socialiste a annoncé que la Ville se porterait partie civile pour réclamer la prise en charge financière des dégradations, estimant que celles-ci ne devaient pas être supportées par les contribuables.

« Le sport c’est la joie, la ferveur populaire, la victoire du PSG est une fierté pour le pays. Je condamne avec la plus grande fermeté ceux qui se sont engagés dans des dégradations, cherchant à gâcher la fête. Ils sont une extrême minorité indigne des valeurs du sport. »

Michaël Delafosse, Maire de Montpellier

La préfète de l’Hérault a, elle aussi, qualifié les faits de « totalement inadmissibles », rappelant qu’aucun événement sportif ou festif ne saurait justifier des violences contre les forces de l’ordre ou la dégradation de biens publics et privés.

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Sur les réseaux sociaux, des images de feux dans des rues montpelliéraines ont circulé et ont été reprises par certains médias comme étant liées à la soirée du 30 mai. France 3 Occitanie a établi que ces vidéos dataient en réalité de la soirée du FISE, le 16 mai, pas de la nuit du sacre du PSG. Les forces de l’ordre ont confirmé n’avoir reçu aucun signalement de départ de feu lors des festivités du 30 mai.

Les cinq interpellés fixés sur leur sort judiciaire

Les cinq personnes placées en garde à vue se sont vu notifier leurs suites judiciaires le lundi 1er juin. Parmi elles, trois sont des mineurs âgés de 14 et 15 ans. Ces derniers ont fait l’objet de compositions pénales et devront répondre de leurs actes devant le tribunal pour enfants de Montpellier dans les prochaines semaines.

L’un des deux majeurs, âgé de 19 ans, a été convoqué devant le tribunal judiciaire de Montpellier pour une audience fixée en septembre 2026. Le second majeur, également âgé de 19 ans, a quant à lui été libéré sans poursuite, faute de preuves suffisantes pour caractériser les faits qui lui étaient reprochés.

Ces interpellations s’ajoutent à une série de faits survenus lors de grands rassemblements dans la capitale héraultaise ces derniers mois. La mairie a indiqué suivre de près les procédures engagées, dans la perspective de faire valoir ses droits en tant que partie civile devant la juridiction compétente.