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Vente du MHSC : Gündogan cité, Nicollin sort du silence

Ilkay Gündogan, dont le nom circule parmi les investisseurs intéressés par le MHSC

Le feuilleton de l’ouverture du capital du MHSC vient de prendre une nouvelle tournure. Le président Laurent Nicollin a accepté de s’expliquer sur l’avancée des discussions avec un groupe d’investisseurs. Deux noms circulent désormais avec insistance, dont celui d’une star mondiale du ballon rond, Ilkay Gündogan.

Laurent Nicollin sort du silence

Reçu dans son bureau de Grammont lundi après-midi par nos confrères de L’Équipe, le président pailladin a voulu apporter des « éclaircissements » sur un dossier qui agite la capitale héraultaise depuis plusieurs semaines. Son message tient en une phrase prudente : « Ça avance bien, rien n’est validé. »

Le dirigeant a fixé un horizon clair. Une éventuelle officialisation interviendrait « fin juin, début juillet, au mieux ». Pas avant. Nicollin refuse de préciser si les négociations portent sur une vente majoritaire ou sur une simple prise de participation minoritaire au club fondé en 1974 par son père, Louis Nicollin.

« Il n’y a pas de raison de donner de faux espoirs ou de fausses joies. C’est difficile d’annoncer quelque chose qui n’est pas validé. »

Laurent Nicollin, président du MHSC

Le processus n’a rien d’improvisé. Accompagné par la banque d’affaires Case Cassiopea, le club avait d’abord identifié trois candidats potentiels. Un seul a été retenu il y a environ un mois et demi. « On ne discute plus qu’avec un seul acheteur », précise le président, qui décrit un « regroupement d’investisseurs » jugé « solide » et « viable » après vérification des banquiers.

Karbassiyoon et Gündogan, les deux noms qui agitent la Paillade

Deux identités ont fuité ces derniers jours. La première est celle de Daniel Karbassiyoon, un Américain de 41 ans à la tête d’un fonds d’investissement britannique. Ce profil rejoint la piste anglaise que nous évoquions début juin, lorsque le dossier semblait se préciser autour d’un fonds prêt à s’engager.

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La seconde a de quoi faire rêver les supporters du club. Ilkay Gündogan, ancien maître à jouer de Manchester City et international allemand aux 82 sélections, associerait son nom au tour de table monté pour entrer au capital montpelliérain. Aujourd’hui sous les couleurs de Galatasaray, le milieu de 35 ans incarnerait un visage prestigieux pour un projet qui se veut tourné vers l’avenir.

Laurent Nicollin, lui, garde la tête froide face à cette effervescence. « Je pense qu’il n’y a pas que les noms qui sont sortis un peu partout ces derniers jours », tempère-t-il, renvoyant le travail des avocats et des banquiers chargés de faire converger les exigences des deux parties avant toute signature et le passage devant la DNCG.

La fin de cinquante ans de famille Nicollin ?

Derrière les chiffres et les noms se joue une page d’histoire. Depuis 1974, la « petite sœur », surnom donné au club par la famille, n’a jamais quitté le giron des Nicollin. Louis le père, puis Laurent le fils, président depuis 2017. Un demi-siècle de fidélité qui pourrait toucher à sa fin. Au printemps, la famille avait déjà ouvert la porte à plusieurs repreneurs.

L’année 2025 a laissé des traces. La descente en Ligue 2, la baisse des droits télé et l’abandon du projet de nouveau stade ont fragilisé l’équilibre économique du club. « On a pris la décision, avec mon frère, d’ouvrir le capital », rappelle le dirigeant, lucide sur les conséquences d’un tel choix.

Le président file la métaphore familiale pour décrire ce moment charnière. « Peut-être qu’à 52 ans, elle a envie de se marier avec quelqu’un d’autre. On l’a toujours protégée, gardée à la maison. Peut-être qu’il faut qu’elle vole de ses propres ailes. » Une chose est sûre : le MHSC prépare déjà sa saison de Ligue 2, validée sans réserve par la DNCG il y a quinze jours, avec ou sans nouvel actionnaire.

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Les prochaines semaines seront décisives. Si l’accord se concrétise, les Pailladins découvriront un nouveau chapitre de leur histoire. Dans le cas contraire, la famille Nicollin restera aux commandes d’un club qu’elle n’a « pas envie de lâcher comme ça ». Réponse à la fin du mois.