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Bruno Carotti quitte le MHSC : une page d’histoire se tourne

Coup de théâtre à Grammont. Le MHSC a officialisé jeudi 9 juillet le départ de son directeur sportif Bruno Carotti, en poste depuis 2011. Figure historique de la Paillade, l’ancien capitaine s’en va en plein mercato estival, quelques jours après le renoncement de la famille Nicollin à vendre le club.

Un pilier de trois décennies orange et bleu

Peu de noms résument autant l’histoire récente du club. Bruno Carotti est arrivé au Montpellier Hérault dès ses années cadet avant d’y écrire une carrière de joueur hors norme. Avec 377 matchs disputés sous le maillot pailladin, le défenseur reste le troisième joueur le plus capé de l’histoire du MHSC, auteur de 34 buts et de plusieurs saisons comme capitaine emblématique.

Passé par Nantes, Paris, Saint-Étienne puis Toulouse, il était revenu à Montpellier en 2001. C’est dans la cité héraultaise qu’il a raccroché les crampons en 2009, le soir de la remontée en Ligue 1 face à Strasbourg. Deux ans plus tard, il prenait la tête de la direction sportive. Devenu l’un des artisans des coulisses, il a accompagné le club lors de son sacre inattendu de champion de France en 2012 puis au fil de ses campagnes européennes. Quinze saisons durant, l’ancien joueur a supervisé le recrutement et la stratégie sportive de la Paillade, dans les hauts comme dans les bas.

Un départ dans le sillage du feuilleton de la vente

La décision intervient dans une période agitée. Le lundi 29 juin, Carotti accompagnait encore Laurent Nicollin sur la pelouse du centre d’entraînement de Grammont, quand le président annonçait aux joueurs le renoncement de sa famille à céder le club. Après ce revirement, le dirigeant a affiché sa volonté de restructurer plusieurs services, notamment dans la data.

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La relégation en Ligue 2 au printemps 2025 puis les longs mois de tractations autour de la vente, au fil d’un feuilleton à rebondissements, ont nourri la réflexion du principal intéressé. Dans le communiqué officiel du club, Carotti a tenu à s’exprimer sur ce choix mûrement réfléchi.

« Les changements annoncés ces derniers mois m’avaient amené à amorcer une réflexion sur mon avenir. Mon amour pour le club n’était pas entamé mais je sentais que je n’étais plus à 200 % et j’ai préféré l’assumer en me retirant. Quoi qu’il arrive mon cœur restera Pailladin. »

Bruno Carotti, directeur sportif sortant du MHSC

Son retrait rappelle celui de Michel Mézy, conseiller spécial de Louis puis Laurent Nicollin, parti en juin 2025. En un an, le club a vu s’éloigner deux visages de son état-major. La saison dernière, c’est aussi l’emblématique Téji Savanier qui faisait ses adieux au groupe professionnel.

Le mercato confié à Di Fraya, pas de remplaçant immédiat

Le calendrier interroge. Le départ survient en plein marché des transferts, l’un des domaines de compétence de l’ancien défenseur de 53 ans. Le MHSC a précisé sa nouvelle organisation dans la foulée de l’annonce.

Le suivi des dossiers du mercato estival sera assuré par Antoine Di Fraya et la cellule de recrutement, en lien avec l’entraîneur. À ce stade, aucun successeur direct n’est désigné à la direction sportive. Les premières recrues arrivent malgré tout, à l’image du milieu de terrain Florian Tardieu, engagé le 8 juillet. Dans le même temps, l’effectif se dégarnit à d’autres postes, avec notamment le départ définitif du défenseur Modibo Sagnan. La cellule sportive devra vite se réorganiser pour ne pas rater son marché estival.

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Sur le terrain, la Paillade prépare sa saison de Ligue 2 avec l’ambition affichée par son président : retrouver l’élite au plus vite. Le club a tenu à saluer « trois décennies passées au MHSC » par celui qui aura marqué son histoire comme joueur puis comme dirigeant. Le lecteur curieux pourra consulter le communiqué officiel dans son intégralité. Le feuilleton de l’été montpelliérain, lui, est encore loin d’être terminé.