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Canicule à Montpellier : record de chaleur battu à 40,8 °C

Thermomètre affichant près de 40 °C sous un soleil de plomb au-dessus d'une ville en pleine canicule

La chaleur a franchi un nouveau seuil dans la métropole. Mercredi 8 juillet 2026, la station de Météo-France a relevé 40,8 °C à Montpellier, un record pour un mois de juillet. La capitale héraultaise suffoque, ses habitants s’organisent et, au CHU, les soignants réclament déjà une reconnaissance de leurs conditions de travail.

Un record de chaleur pour un mois de juillet

Jamais le thermomètre n’était monté aussi haut un mois de juillet à Montpellier. Les 40,8 °C mesurés mercredi par Météo-France effacent les précédentes références estivales pour la ville. La cité surdouée n’a pas été la plus exposée du département pour autant.

À Moulès-et-Baucels, aux confins de l’Hérault et du Gard, le mercure a grimpé jusqu’à 43 °C sous abri à 17 heures. La petite commune a été, ce jour-là, l’endroit le plus chaud de France. Sète a elle aussi vu son record mensuel tomber, signe d’un épisode qui touche tout le littoral.

Dans l’agglomération, une station semi-professionnelle a même affiché des valeurs proches de 44 °C. Ce relevé n’a rien d’officiel et ne remplace pas la mesure homologuée de Météo-France. Il illustre malgré tout l’intensité ressentie dans les secteurs les plus minéraux de la ville, où le bitume et le béton emmagasinent la chaleur du matin au soir.

Les nuits inquiètent autant que les après-midi. Sur la bande côtière, les températures peinent à redescendre sous les 25 °C une fois le soleil couché. Météo-France prévient que ces nuits tropicales vont se répéter jusqu’à la fin de la semaine, privant les organismes du répit nécessaire pour récupérer.

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Au CHU, des agents à bout et une prime réclamée

L’hôpital n’échappe pas à la fournaise. Dans un communiqué diffusé le mercredi 8 juillet, la CGT du CHU de Montpellier a tiré la sonnette d’alarme sur des conditions de travail devenues très difficiles pour les agents.

Selon le syndicat, la température a atteint 42 °C à la nouvelle blanchisserie et dépassé 30 °C dans les cuisines de l’établissement. Plusieurs services de soins seraient touchés, de la maternité à la pédiatrie en passant par la cardiologie et la pneumologie. Le personnel enchaîne les journées dans des locaux insuffisamment rafraîchis tout en continuant d’assurer la prise en charge des patients.

La CGT demande au gouvernement la création immédiate d’une prime exceptionnelle « canicule » pour l’ensemble des agents hospitaliers. Une mesure qui, pour le syndicat, reconnaîtrait « l’effort exceptionnel » fourni durant cet épisode. De son côté, l’UNSA souligne les moyens déjà déployés par l’hôpital pour améliorer le quotidien des équipes.

Habitants et travailleurs s’adaptent à la fournaise

Dans les rues comme sur les chantiers, chacun compose avec la chaleur. Les paysagistes commencent à l’aube pour échapper aux heures les plus brûlantes. Certains Héraultais profitent des rivières du nord du département, d’autres tendent des couvertures de survie sur leurs fenêtres pour renvoyer les rayons.

« Le problème ici, c’est que c’est plat, il n’y a pas un arbre. Depuis 7h30, on est au soleil, il doit faire 55 degrés, je bois 6 litres d’eau par jour, c’est à la limite du supportable. »

Camille Cusin, paysagiste dans l’Hérault

Pour limiter les risques, les autorités rappellent les gestes essentiels : boire régulièrement, éviter les efforts aux heures chaudes et prendre des nouvelles des personnes isolées. Les habitants les plus fragiles peuvent s’inscrire sur le registre communal tenu par le CCAS, qui permet un suivi téléphonique pendant les pics de chaleur. Les chantiers du BTP bénéficient déjà d’horaires décalés autorisés par la préfète de l’Hérault pour protéger les ouvriers.

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Sécheresse et risque d’incendie, la vigilance reste de mise

Derrière les records, la sécheresse s’installe durablement. Les sols de la région n’ont pas reçu de pluie significative depuis la fin du mois de mai. Ils sont désormais plus secs qu’à la même période lors des étés précédents, ce qui alimente un risque élevé de feux de forêt.

Ce contexte a déjà placé l’Hérault en vigilance face aux incendies, tandis que la métropole a choisi d’interdire les feux d’artifice du 14 juillet. Jeudi, les températures devraient rester comprises entre 38 et 40 °C. Un léger recul est espéré vendredi avec le retour du vent marin, sans que la vague de chaleur ne s’achève pour autant. Les habitants peuvent suivre l’évolution de la situation sur la carte de vigilance de Météo-France.