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Sénatoriales dans l’Hérault : treize listes déposées pour quatre sièges

Hémicycle du Sénat au palais du Luxembourg

Le dépôt des candidatures aux élections sénatoriales s’est refermé vendredi 11 septembre à 18 heures dans l’Hérault. Treize listes ont été enregistrées par la préfecture, soit 78 candidats pour les quatre sièges à pourvoir. Le scrutin se tiendra le 27 septembre, réservé aux 2 729 grands électeurs du département.

Treize listes pour quatre sièges

La publication des candidatures par le ministère de l’Intérieur donne la photographie définitive du scrutin. Treize équipes de six noms chacune se disputeront les quatre fauteuils héraultais du Palais du Luxembourg. En 2020, quatorze listes s’étaient présentées devant les grands électeurs.

Le classement par nuance politique établi par le ministère répartit ces candidatures en trois blocs. Cinq listes se rattachent à la gauche et à l’écologie. Sept relèvent de la droite ou du centre. La dernière est classée simplement « divers ». Les têtes de liste sont les suivantes :

  • Hussein Bourgi, « Pour l’Hérault ! Pour la France ! » (union à gauche)
  • Florence Brutus, « Pour l’Hérault, une voix libre, utile et engagée » (divers gauche)
  • Agnès Gizard-Carlin, « Les Écologistes »
  • Alexia Laforge, « Faisons entrer le programme du NFP au Sénat » (La France insoumise)
  • Aurélien Manenc, « Territoires d’Hérault unis et solidaires » (divers gauche)
  • Jean-Pierre Grand, « Liste d’union républicaine » (divers centre)
  • Alain Berthet, « Droite républicaine pour l’Hérault » (Les Républicains)
  • Manon Bouquin, « Au service des communes pour défendre l’Hérault » (Rassemblement national)
  • Romain Arnoult, « La droite héraultaise » (Reconquête)
  • Joseph Francis, « Libres et engagés pour l’Hérault » (divers droite)
  • Malik Hamadache, « Hérault renouveau » (divers droite)
  • Amaury Fretay, « Ressources pour un Hérault d’avenir OUI, asphyxie financière NON » (divers centre)
  • Audrey Imbert, « Engagée pour l’Hérault » (divers)
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Deux sortants sur quatre remettent leur siège en jeu

Des quatre sénateurs héraultais élus en 2020, deux seulement figurent sur les listes déposées. Hussein Bourgi, sénateur socialiste et conseiller régional d’Occitanie, conduit une liste d’union à gauche. Derrière lui vient Julie Frêche, conseillère municipale de Montpellier et vice-présidente de la Métropole déléguée aux mobilités, puis Éric Bringuier, adjoint au maire de Frontignan, qui menait la liste du Parti communiste en 2020.

Jean-Pierre Grand, membre du groupe Les Indépendants – République et Territoires au Sénat, repart lui aussi. Sa page X annonce un compte mis en pause jusqu’au 1er octobre, le temps de la campagne. Sa numéro deux est Patricia Mirallès, ancienne ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, aujourd’hui conseillère municipale d’opposition à Montpellier.

Les deux autres sortants, Christian Bilhac et Henri Cabanel, ne figurent sur aucune des treize listes. Tous deux avaient annoncé leur retrait avant l’été.

Une droite et un centre morcelés

Sept listes se réclament de la droite ou du centre, contre cinq à gauche. Cette dispersion préoccupe les intéressés depuis l’été. Investi par Les Républicains en juillet, l’avocat montpelliérain Alain Berthet justifiait alors sa candidature par l’absence d’une offre clairement étiquetée.

« Dans leurs listes, le mot “droite” ne figure pas. Moi, je me revendique clairement de droite »

Alain Berthet, tête de liste Les Républicains, à l’Hérault Tribune le 12 juillet

Le Rassemblement national aligne de son côté une liste emmenée par la députée Manon Bouquin, avec le député Aurélien Lopez Liguori en quatrième position et France Jamet en troisième. Joseph Francis, qui avait réuni 234 voix en 2020 sans obtenir de siège, tente à nouveau sa chance à la tête d’une liste divers droite.

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À gauche, l’éparpillement existe aussi. Outre la liste d’union de Hussein Bourgi, la conseillère régionale Florence Brutus mène une liste classée divers gauche où figure Michel Aslanian, quinzième adjoint au maire de Montpellier. Kléber Mesquida, président du conseil départemental de l’Hérault, occupe la cinquième place sur la liste d’Aurélien Manenc. Les Écologistes présentent une liste distincte, conduite par Agnès Gizard-Carlin, qui vise près de 300 voix pour décrocher un siège.

Montpellier pèse 419 voix sur 2 729

Dans l’Hérault, 2 729 grands électeurs sont appelés à voter. Les délégués des conseils municipaux en constituent l’essentiel avec 2 636 noms, devant 50 conseillers départementaux, 30 conseillers régionaux, 9 députés et 4 sénateurs. Les communes pèsent donc plus de 96 % du corps électoral.

La capitale héraultaise y occupe une place à part. Réuni le 5 juin dans une séance consacrée à cette seule question, le conseil municipal a désigné 350 délégués supplémentaires qui s’ajoutent aux 69 élus grands électeurs de droit. Montpellier envoie ainsi 419 voix aux urnes, soit plus d’une sur sept à l’échelle du département.

Avec quatre sièges en jeu, l’élection se joue au scrutin de liste proportionnel, les restes étant répartis à la plus forte moyenne. Un seul tour, sans possibilité pour les votants de modifier la composition ou l’ordre des listes. Le vote des grands électeurs est obligatoire. La participation avait atteint 99,26 % dans l’Hérault lors du renouvellement de 2020.

Les treize listes disposent désormais de seize jours pour convaincre maires et délégués municipaux. Les candidatures publiées restent soumises à la délivrance des récépissés définitifs et aux recours éventuels, précise le ministère de l’Intérieur. La liste complète des candidats héraultais est consultable en ligne, tout comme la fiche du département publiée par le Sénat.

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