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Sénatoriales 2026 : LFI investit Alexia Laforge dans l’Hérault

Alexia Laforge, conseillère municipale de Castelnau-le-Lez et tête de liste LFI aux sénatoriales dans l'Hérault

La France insoumise a dévoilé mardi 11 août la liste qu’elle présentera aux élections sénatoriales du 27 septembre dans l’Hérault. Alexia Laforge, conseillère municipale d’opposition à Castelnau-le-Lez, conduit six candidats répartis de la métropole montpelliéraine aux Hauts Cantons. Le mouvement vise un premier siège au Palais du Luxembourg dans un département qui en compte quatre.

De Castelnau-le-Lez aux Hauts Cantons, une liste étalée sur le département

L’annonce est tombée en pleine trêve estivale, à moins de sept semaines du scrutin. Tête de liste, Alexia Laforge siège depuis mars au conseil municipal de Castelnau-le-Lez, où elle a été élue sur la liste d’opposition « Ici et Ensemble » conduite par Richard Corvaisier. Derrière elle vient Antoine Bertrand, conseiller municipal de Montpellier et conseiller d’opposition à la Métropole, membre du groupe La France insoumise et Verts populaires.

Suivent Suzon Oliver, militante insoumise et syndicaliste à Clermont-l’Hérault, Pierre Blondeau, conseiller municipal à Saint-Pons-de-Thomières, Chantal Boller, conseillère municipale à Sète ainsi qu’élue communautaire de Sète Agglopôle Méditerranée, puis Nicolas Farrié, conseiller municipal à Saint-Étienne-de-Gourgas. La géographie de cette liste n’a rien d’accidentel : elle balaie la métropole, le bassin de Thau, le Cœur d’Hérault et l’ouest du département.

« Cette échéance peut sembler lointaine pour beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens. Elle est pourtant décisive. »

Alexia Laforge, tête de liste LFI dans l’Hérault, sur sa page Facebook
L’annonce de la liste par Alexia Laforge, le 11 août 2026.

Un programme ramené aux finances des communes

Les insoumis disent vouloir que la chambre haute « retrouve pleinement sa vocation : défendre la libre administration des communes, leur autonomie financière et les services publics de proximité ». Trois propositions portent cet objectif.

  • Indexer la dotation globale de fonctionnement sur l’inflation pour préserver les capacités d’action des communes.
  • Renforcer les services déconcentrés de l’État afin de mettre une ingénierie publique à disposition des collectivités, à commencer par les plus petites.
  • Redessiner les régions autour des bassins versants, au nom de la planification écologique et de la gestion de l’eau.
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Les candidats annoncent aussi porter les mots d’ordre nationaux du mouvement : l’abrogation des réformes qu’ils jugent nuisibles, de la réintroduction de pesticides interdits en France à la retraite à 65 ans, puis le passage à une VIe République. Le tout dans un scrutin où les électeurs ne sont pas les habitants du département mais un collège de grands électeurs, composé pour l’essentiel de délégués des conseils municipaux.

Une base de grands électeurs encore étroite

C’est là que la marche est haute. Aux municipales de mars, La France insoumise n’a présenté de listes sous son étiquette que dans trois communes de l’Hérault, Montpellier, Béziers et Lodève, selon le recensement du site d’information Plurielle. Ailleurs, ses militants ont été élus sur des listes citoyennes ou d’union avec le PCF et les écologistes, comme à Sète avec « Nouvelles Pages Pour Sète » ou à Castelnau-le-Lez avec « Ici et Ensemble ».

À Castelnau-le-Lez, cette liste a réuni 1 893 voix au second tour, soit 19,03 % des suffrages exprimés, contre 47,52 % pour « Protégeons Castelnau » du maire Julien Miro, d’après les résultats publiés par le ministère de l’Intérieur. Trois sièges sur trente-cinq. Or les trente-cinq conseillers municipaux de la commune sont tous délégués de droit au scrutin sénatorial : Alexia Laforge figure au tableau des électeurs publié le 12 juin par la préfecture de l’Hérault, aux côtés de Julien Miro.

À Montpellier, le rapport de force est du même ordre. Lors de la séance du 5 juin consacrée à la désignation des grands électeurs de la ville, la liste « LFI – Les Verts populaires » a obtenu 42 délégués supplémentaires sur les 350 en jeu. La capitale héraultaise enverra 419 grands électeurs aux urnes.

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Quatre sièges et une campagne déjà encombrée

Le 27 septembre, les grands électeurs de l’Hérault éliront quatre sénateurs au scrutin de liste à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel. Un mode de scrutin qui laisse une porte ouverte aux formations minoritaires, à condition de rassembler assez de voix pour décrocher le dernier des quatre sièges.

Deux sortants remettent leur mandat en jeu, le socialiste Hussein Bourgi et Jean-Pierre Grand, désormais investi par Horizons. Christian Bilhac et Henri Cabanel ne se représentent pas, ce qui libère deux places. À droite, le Rassemblement national a confié sa tête de liste à la députée Manon Bouquin fin juillet. À gauche, les voix des grands électeurs seront disputées entre socialistes, écologistes, radicaux de gauche et divers gauche.

La préfecture, elle, a arrêté son collège électoral au printemps, non sans accrocs. Trois communes, Lignan-sur-Orb, Marseillan et Lodève, ont dû réorganiser l’élection de leurs délégués à la suite de déférés, ces recours par lesquels le préfet saisit le juge administratif. Les arrêtés fixant les nouvelles dates datent du 25 juin. Le tableau définitif des électeurs sénatoriaux de l’Hérault tient en 243 pages.