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Carte scolaire : deux écoles de Montpellier bloquées par les parents

Salle de classe vide avec chaises sur les tables dans une école

Deux écoles maternelles de Montpellier ont vu leur portail rester clos ce jeudi 25 juin. À Mas Drevon comme à Figuerolles, les parents d’élèves ont bloqué l’accès pour dénoncer la fermeture d’une classe prévue à la rentrée. Une colère qui prolonge le bras de fer autour de la carte scolaire 2026 dans l’Hérault.

La maternelle Robert-Surcouf bloquée dès le matin

Dans le quartier Mas Drevon, le portail de l’école maternelle Robert-Surcouf est resté fermé à l’initiative des parents d’élèves. Ces derniers ont bloqué l’accès de 8 h 30 à 11 h 30 pour marquer leur opposition à la suppression d’une classe annoncée pour septembre. Dans le même temps, une pétition réclamant le maintien de la classe menacée recueillait près de 120 signatures.

Ce que dénoncent les familles, c’est autant le fond que la méthode. L’équipe éducative aurait découvert la décision en début de semaine, presque par hasard, à quelques jours des vacances scolaires. Les parents ont interpellé les services de l’Éducation nationale par courrier dès le mardi, sans obtenir de réponse à la hauteur de leurs inquiétudes.

« L’équipe éducative a appris ce lundi, presque par hasard, que l’établissement allait perdre une classe. Est-ce que nous sommes une victime collatérale des négociations ? »

Des parents d’élèves de la maternelle Robert-Surcouf

Les familles mettent aussi en avant une erreur de calcul. Un rapport du rectorat fixait un plafond de 24 élèves par classe en maternelle dans cet établissement, un seuil déjà atteint et qui devrait être dépassé à la rentrée, une fois les nouvelles inscriptions enregistrées durant l’été. À cela s’ajoute la question du handicap. Sur les 150 heures hebdomadaires d’accompagnement théoriquement prévues, il en manquerait déjà une trentaine.

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À Figuerolles, une école « exemplaire » défendue par tout un quartier

À quelques kilomètres de là, l’école maternelle du Docteur-Roux, à Figuerolles, vivait la même journée de mobilisation. Ce jeudi 25 juin, ils étaient plus de 80 rassemblés devant l’établissement. Parents, syndicalistes et élus de tous bords ont fait front commun contre la fermeture d’une des cinq classes que compte cette petite école.

Sur place, l’argument d’une baisse des effectifs ne convainc personne. Selon les parents mobilisés, l’école compte 106 élèves déjà inscrits, soit davantage que l’an dernier, auxquels s’ajoutent sept enfants en attente de validation à la mairie et six autres en cours d’inscription. Au total, près de 119 élèves sont attendus. Avec un indice de position sociale parmi les plus bas de la ville, l’établissement devrait selon les syndicats relever de l’éducation prioritaire et intégrer le réseau REP.

Le travail mené depuis des années pour tisser du lien avec les familles de la communauté gitane de la cité Gély est aussi rappelé comme un acquis fragile. Les députées Nathalie Oziol et Alenka Doulain (LFI) ainsi que Tasnime Akbaraly, élue à la réussite scolaire et à la petite enfance, sont venues soutenir le mouvement. Le maire Michaël Delafosse a pour sa part adressé un courrier officiel pour se positionner contre la fermeture de la classe.

Localisation : quartier Figuerolles, Montpellier

Une carte scolaire 2026 sous haute tension dans l’Hérault

Ces deux blocages ne sont pas des cas isolés. Le projet de carte scolaire présenté à la mi-avril prévoyait initialement 83 fermetures et 42 ouvertures de classes dans le département. Les mobilisations menées depuis plusieurs semaines ont permis d’annuler certaines suppressions. Neuf nouvelles fermetures et huit ouvertures restaient toutefois encore à arbitrer avant la finalisation. Le collectif « École publique en danger » réclame l’abandon pur et simple de ces décisions.

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Les parents et les personnels redoutent une hausse des effectifs, avec des classes pouvant dépasser 26 élèves, sans création de poste de remplaçant pour couvrir les absences. À Montpellier, la fronde rappelle celle de l’école Marie-Curie, où 600 parents s’étaient déjà mobilisés. Quelques jours plus tôt, les syndicats avaient rejeté les suppressions de postes lors des instances départementales. Saint-Chinian, Sète, Cazilhac ou Agde figurent aussi parmi les communes mobilisées.

La journée de ce jeudi cristallise les tensions. Une nouvelle réunion était programmée au rectorat, pendant que les parents annonçaient un rassemblement à 14 h, casseroles en main, pour se faire entendre. La Direction académique de l’Hérault doit désormais arrêter définitivement l’organisation de la rentrée. Les familles, elles, promettent de maintenir la pression jusqu’au dernier jour de classe.