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Shanghai 2026 : l’Université de Montpellier dans le top 200

Façade de la faculté de médecine de l'Université de Montpellier

L’Université de Montpellier figure de nouveau parmi les 200 meilleurs établissements de la planète. Le classement de Shanghai 2026, publié ce samedi 15 août, la place dans la tranche 151-200 mondiale. Elle occupe le 6e rang français et reste la seule université d’Occitanie à atteindre ce niveau.

Sixième université française, seule d’Occitanie dans le top 200

Le palmarès distingue les cent premiers établissements un par un, puis les regroupe par tranches de cinquante jusqu’au 200e rang. L’Université de Montpellier se situe dans cette deuxième tranche, à égalité avec Aix-Marseille Université et l’Université Grenoble Alpes. Les trois établissements partagent le 6e rang français.

Vingt-sept universités françaises figurent dans le top 1000 de cette édition. Cinq devancent Montpellier :

  • Université Paris-Saclay : 13e mondiale
  • Université PSL : 33e
  • Sorbonne Université : 55e
  • Université Paris Cité : 57e
  • Université de Strasbourg : tranche 101-150

À l’échelle régionale, la comparaison tourne nettement à l’avantage de la capitale héraultaise. L’Université Toulouse III Paul-Sabatier apparaît dans la tranche 301-400, l’Université Toulouse Capitole dans la tranche 401-500. Montpellier devance donc de deux à trois crans les deux grandes universités toulousaines.

Ce que mesure vraiment le classement de Shanghai

Créé en 2003 par l’université Jiao Tong de Shanghai, l’Academic Ranking of World Universities passe au crible plus de 2 500 établissements chaque année. Seuls les mille premiers sont rendus publics. Six indicateurs entrent dans le calcul et tous portent sur la recherche.

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Le palmarès compte les prix Nobel et médailles Fields obtenus par les anciens étudiants puis par les personnels, les chercheurs les plus cités au monde, les articles publiés dans les revues Nature et Science, le volume total de publications scientifiques indexées, enfin la performance rapportée à la taille de l’établissement. La formation, l’insertion professionnelle et la vie étudiante n’y jouent aucun rôle.

Le détail des notes montre où Montpellier tire son épingle du jeu. Son meilleur score porte sur le volume de publications scientifiques, où elle obtient 42,9 points sur 100. Suivent les publications dans Nature et Science avec 23,9 points, puis la performance rapportée aux effectifs avec 22,4 points. Sur le critère des prix Nobel et médailles Fields décernés à ses personnels, l’université reste à zéro, comme l’immense majorité des établissements classés.

Dix ans de progression et un programme d’excellence

La trajectoire montpelliéraine s’est construite par paliers. L’université fait son entrée dans le top 400 en 2016, un an après la fusion des ex-universités Montpellier 1 et Montpellier 2. Elle grimpe ensuite jusqu’au top 200, qu’elle occupe désormais année après année.

La direction attribue cette dynamique au programme d’excellence I-SITE, un financement d’État destiné aux pôles de recherche à visibilité internationale, aujourd’hui pérennisé. L’établissement revendique 54 210 étudiants, 81 structures de recherche et 5 197 personnels dont 2 797 enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs.

« Ce résultat traduit la qualité et la constance du travail mené par l’ensemble de notre communauté universitaire. Cette reconnaissance internationale récompense une stratégie fondée sur l’excellence scientifique, l’innovation et l’ouverture internationale. Elle conforte notre capacité à relever les grands défis contemporains autour de nos trois ambitions : nourrir, soigner et protéger. »

Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier

L’écologie, discipline reine de la recherche montpelliéraine

Le classement général masque une performance beaucoup plus spectaculaire. ShanghaiRanking publie aussi un palmarès par disciplines. Dans sa dernière édition, Montpellier se hisse à la 14e place mondiale en écologie, première université française devant Paris-Saclay.

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Deux autres établissements de la ville figurent dans ce même top 100 mondial : l’Institut Agro dans la tranche 51-75 et l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 dans la tranche 76-100. Trois structures montpelliéraines parmi les cent meilleures du monde sur une seule discipline, le cas est rare en France. Cette concentration s’explique par l’écosystème local autour de l’agronomie, de la biodiversité et des sciences de l’environnement, où cohabitent le Cirad, l’Inrae et l’IRD.

Un rayonnement confirmé dans les autres palmarès

Le classement de Shanghai n’est pas le seul indicateur suivi par la présidence. Dans le palmarès World’s Top Universities publié cette année par le magazine TIME, l’Université de Montpellier occupe la 244e place mondiale. Elle y devient la première université française hors Paris et la troisième du pays.

Elle conserve par ailleurs sa première place nationale au Times Higher Education Impact Rankings, consacré à l’engagement des établissements en matière de développement durable. Classée dans la tranche 101-200 mondiale, elle apparaît dans le top 30 planétaire sur deux objectifs de développement durable : la santé et le bien-être d’un côté, la vie aquatique de l’autre. Le CWTS Leiden Ranking, qui mesure l’impact de la production scientifique, la situe au 4e rang français et au premier hors Île-de-France.

Ces résultats interviennent alors que l’établissement traverse une séquence agitée sur d’autres terrains. Son partenariat avec TotalEnergies reste contesté par une partie de la communauté universitaire. Sa voisine, l’université Paul-Valéry, a fait l’objet d’un rapport sévère de l’inspection générale sur les conditions de travail. La rentrée universitaire de septembre s’annonce également tendue sur le front du logement étudiant.

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