Un homme de 35 ans soupçonné d’une quinzaine de cambriolages commis entre 2020 et 2025 à Montpellier et dans plusieurs communes voisines a été interpellé à Lattes par la brigade anticriminalité, mercredi 29 avril. Présenté en comparution immédiate lundi 4 mai au tribunal judiciaire de Montpellier, son procès a été renvoyé au 3 juillet en raison d’une audience surchargée. Il reste placé en détention provisoire.
Cinq années de cambriolages dans la métropole
L’enquête couvre une période longue. Selon les éléments rapportés par Midi Libre, le suspect est mis en cause dans une quinzaine de vols par effraction commis entre 2020 et 2025 sur le territoire de la métropole. Quatre communes apparaissent dans le dossier de la police nationale : Montpellier bien sûr mais également Castelnau-le-Lez, Lattes et Pérols.
Les forces de l’ordre cherchaient cet homme depuis plusieurs mois. Résidant régulièrement à l’étranger, il faisait l’objet de recherches actives dans la capitale héraultaise. C’est finalement à Lattes, mercredi 29 avril, que la brigade anticriminalité (BAC) du commissariat de Montpellier a réussi à le localiser et à l’interpeller, mettant un terme à une longue cavale.
MEDEF, Métropole, lycée La Merci : des cibles très diverses
Le mode opératoire visait quasi exclusivement des locaux professionnels et associatifs plutôt que des domiciles privés. La police nationale lui attribue plus précisément des vols par effraction dans des entreprises, des associations, un cabinet médical, le siège local du MEDEF, un bâtiment de la Métropole de Montpellier et le lycée privé La Merci, l’un des établissements emblématiques du centre-ville montpelliérain.
Le butin récupéré au fil des effractions reflète cette stratégie : du matériel informatique, de l’outillage, divers biens facilement revendables. Pas d’objets de luxe ni de valeurs symboliques. Plutôt des produits qui circulent rapidement sur les marchés parallèles. Une méthode qui a aussi facilité l’analyse des autorités, plusieurs effractions présentant des points communs reconnaissables.
Confondu par ses empreintes digitales et son ADN
L’homme n’a pas été pris en flagrant délit. Ce sont les relevés d’empreintes digitales et les traces génétiques exploitées par la police technique et scientifique du commissariat de Montpellier qui ont permis de remonter jusqu’à lui. Plusieurs scènes de cambriolage avaient livré suffisamment d’indices matériels pour reconstituer une signature commune et identifier l’auteur présumé.
« Le suspect a été confondu sur la base de relevés d’empreintes digitales et de traces génétiques recueillis sur plusieurs scènes de cambriolage. »
Source policière, citée par Midi Libre
Cet outil d’identification reste l’arme la plus efficace de la police judiciaire dans les affaires sérielles, notamment quand le suspect échappe géographiquement aux radars en vivant à l’étranger. Une fois le profil identifié dans le fichier national, l’interpellation a pu être organisée dès son retour sur le territoire de la métropole.
Procès renvoyé au 3 juillet, le suspect maintenu en détention
Déféré au parquet, le trentenaire d’origine algérienne a été présenté lundi 4 mai en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Montpellier. Son casier judiciaire affiche déjà huit mentions, notamment pour des faits de vol aggravé, ce qui pèsera lourdement dans la décision finale du tribunal.
L’audience initialement prévue pour le juger lundi a été renvoyée. Le motif est purement organisationnel : le rôle des comparutions immédiates de ce début de semaine était trop chargé pour que son dossier puisse être examiné dans des conditions correctes. Le procès a donc été reporté au 3 juillet prochain.
D’ici cette date, le prévenu reste placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Cette affaire intervient dans un contexte où la justice montpelliéraine multiplie les procédures en comparution immédiate pour traiter rapidement les flagrants délits et les enquêtes courtes, comme dans plusieurs affaires récentes jugées au tribunal judiciaire de Montpellier.
Une affaire qui s’ajoute à une activité judiciaire intense
Cette interpellation s’inscrit dans une série de procédures judiciaires marquantes traitées ce printemps à Montpellier. La semaine dernière, l’affaire dite du « Robin des bois de Snapchat » de Castelnau-le-Lez, jugée elle aussi en comparution immédiate, avait déjà mis en lumière le rôle clé de la BAC et de la police technique dans les enquêtes sérielles de la métropole.
Les chiffres de
















