Le Montpellier Hérault Rugby disputera la finale du Top 14 samedi 27 juin au Stade de France. Les hommes de Joan Caudullo ont écarté le Stade Français en demi-finale à Marseille. Ils retrouveront le Stade Toulousain pour un choc 100 % occitan qui promet de tenir la capitale héraultaise en haleine.
Une victoire de costaud au Vélodrome
Au Stade Vélodrome de Marseille, le MHR a livré un combat de chaque instant pour s’imposer 25-15 face au Stade Français, samedi 20 juin. L’arrière australien Tom Banks a aplati le seul essai montpelliérain, dès la dixième minute. Tout le reste est venu du pied.
Très précis, l’ouvreur Hugo Domingo Miotti a puni la moindre faute parisienne. Il a terminé la rencontre avec 17 points au compteur, complétés par une pénalité de Léo Coly. Les Parisiens avaient pourtant inscrit deux essais en première période, par Tawera Kerr-Barlow puis Peniasi Dakuwaqa. Insuffisant face à la discipline héraultaise, comme le détaille la feuille de match officielle.
Cette qualification est la quatrième finale de Top 14 de l’histoire du club. De quoi mesurer le chemin parcouru cette saison par une équipe que peu voyaient si haut au mois de septembre.
Une finale 100 % occitane face à l’ogre toulousain
Rendez-vous est pris pour le samedi 27 juin au Stade de France. En face, le Stade Toulousain, triple champion de France en titre et premier de la saison régulière. La veille de la demi-finale montpelliéraine, les Toulousains avaient explosé le Racing 92 sur le score fleuve de 71-17. Un récital qui en dit long sur leur forme du moment.
Les deux meilleures équipes de la phase régulière se retrouvent donc pour le titre. Toulouse a fini premier, Montpellier deuxième. Personne ne voit aujourd’hui le MHR autrement qu’en outsider. Les deux clubs ne s’étaient plus affrontés en finale depuis 2011, un soir où les Toulousains l’avaient emporté 15-10.
Le capitaine Lenni Nouchi refuse pour autant de tomber dans la fête. Pour lui, écarter le Stade Français ne représente qu’un point de passage.
« Une qualification pour la finale, ce n’est pas une fin en soi. C’est une étape. On a manqué de précision dans les zones de marque. La semaine prochaine, contre Toulouse, ça ne suffira pas. »
Lenni Nouchi, capitaine du MHR
Un doublé historique en ligne de mire
Le MHR n’arrive pas au Stade de France les mains vides. Le 22 mai, les Héraultais ont déjà soulevé la Challenge Cup en surclassant l’Ulster (59-26) à Bilbao, leur troisième trophée européen. Un sacre dans le championnat viendrait couronner une saison déjà hors norme, alors que les trois clubs phares de la ville visaient un printemps de finales.
Le club, qui fête ses 40 ans, n’a été champion de France qu’une seule fois, en 2022. Dans le vestiaire, la consigne reste à la retenue. Aucune euphorie après Marseille, juste de la concentration avant le 36e et dernier match de la saison.
« Je ne sais pas s’il y a beaucoup de monde qui a mis 70 points en demi-finale. On va devoir jouer le match de notre vie. »
Florian Verhaeghe, deuxième ligne du MHR
Le deuxième ligne, formé à Toulouse, connaît bien l’adversaire. Il prévient que le bras de fer sera plus rude, plus dur et plus long que la demi-finale. Une lucidité partagée par le manager Joan Caudullo, présent dans le groupe lors de l’épopée de 2011 face au même Stade Toulousain.
Ce qu’il faut savoir avant le coup d’envoi
L’identité de l’arbitre a déjà été dévoilée. Ce sera le Biterrois Luc Ramos, 35 ans, qui dirigera le rendez-vous le plus important de sa carrière, entouré de Pierre Brousset et Thomas Charabas sur les touches. Une première pour cet arbitre formé du côté de Vendres-Lespignan.
Côté effectif, le MHR croise les doigts pour Yacouba Camara. Suspendu après son carton orange reçu contre Lyon, le troisième ligne a fait appel et espère être requalifié à temps pour la finale. Les principales échéances de la semaine se précisent pour les supporters héraultais :
- Jeudi 25 juin : départ de l’équipe pour Paris en début d’après-midi.
- Vendredi 26 juin : entraînement du capitaine au Stade de France.
- Samedi 27 juin : coup d’envoi de la finale du Top 14.
Les Montpelliérains avaient même prolongé leur séjour marseillais bien après le coup de sifflet final. Tirés au sort pour le contrôle antidopage, Tom Banks et le pilier Mohamed Haouas ont mis du temps à s’exécuter. Résultat, le bus du retour n’a quitté le Vélodrome qu’à 1h30 du matin. Un détail qui amuse aujourd’hui un club tout entier tourné vers son rêve parisien.










