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Volotea base un Airbus A320 à Montpellier : quatre nouvelles lignes dès le 6 novembre

Airbus A320 de la compagnie Volotea en vol, livrée blanche et losanges rouges

Volotea ouvre une base à l’aéroport Montpellier Méditerranée. La compagnie espagnole y stationnera un Airbus A320 et lancera quatre destinations entre le 6 et le 8 novembre. L’opération intervient alors qu’elle a engagé en Espagne une renégociation de sa dette et prévoit de réduire sa flotte d’un quart.

Bordeaux et Madrid dès le 6 novembre, les Canaries dans la foulée

Le calendrier est serré. Selon le communiqué diffusé par l’aéroport, les deux premières liaisons décollent le 6 novembre : Bordeaux, programmée le vendredi et le dimanche, puis Madrid, calée sur les lundis et les vendredis. Les deux lignes afficheront deux rotations hebdomadaires.

Les Canaries suivent à 24 et 48 heures d’intervalle. Lanzarote est annoncée le 7 novembre, tous les samedis. Tenerife Sud démarre le 8 novembre, chaque dimanche, à raison d’un vol par semaine. L’aéroport de Bordeaux confirme de son côté la même date et les mêmes jours pour la liaison vers Montpellier.

Ces quatre nouveautés viennent se greffer sur un réseau déjà fourni. Volotea exploite huit routes au départ de la capitale héraultaise. Sept sont intérieures : Nantes, Lille, Strasbourg, Rennes, Brest, Caen et Ajaccio. La huitième relie Minorque depuis 2024. L’offre passera donc à douze destinations vers la France et l’Espagne.

Un avion basé, trente emplois directs

La nouveauté ne tient pas seulement aux lignes. Jusqu’ici, Volotea desservait Montpellier sans y stationner d’appareil. Le transporteur chiffre à 30 emplois directs et plus de 170 emplois indirects l’effet de cette implantation.

Montpellier devient ainsi la onzième base française du transporteur et sa vingtième en Europe. En Occitanie, elle rejoint Toulouse, Rodez et Lourdes. Un deuxième avion basé est annoncé pour 2027, avec un renforcement des fréquences sur les dessertes déjà en place.

« Nous sommes très heureux d’officialiser Montpellier comme notre 11ᵉ base en France et la 20ᵉ en Europe, plus de 13 ans après notre premier vol opéré ici. »

Carlos Muñoz, fondateur et PDG de Volotea

Les chiffres communiqués par la compagnie donnent la mesure de son ancrage local. Plus de 2,8 millions de passagers ont embarqué sur ses vols au départ de Montpellier depuis son arrivée. Pour 2026, elle annonce plus de 400 000 sièges proposés, en hausse de 9 % sur un an, dont 94 % sur le marché intérieur.

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Sur la plateforme héraultaise, Volotea occupe déjà le troisième rang du classement des compagnies publié par l’aéroport, derrière Air France et Transavia. Dans ce même classement, easyJet ferme la marche, derrière Air Arabia. La compagnie orange ouvrira une cinquième destination montpelliéraine vers Bristol à l’été 2027.

Une base qui s’ouvre pendant que la flotte se réduit

Le contexte national est beaucoup moins euphorique. Fin septembre, le transporteur a prévenu le tribunal de commerce numéro 9 de Barcelone qu’il entrait en discussion avec les détenteurs de sa dette. Cette démarche, baptisée preconcurso en droit espagnol, ne vaut ni cessation de paiements ni arrêt des vols. Elle ouvre une fenêtre de discussion censée déboucher sur un arrangement amiable.

Dans le même mouvement, la compagnie prévoit de ramener sa flotte de 44 à 30 ou 35 appareils, soit neuf à quatorze avions en moins. Une cinquantaine d’emplois de bureau pourraient disparaître à son siège barcelonais. Volotea évalue à environ 150 millions d’euros l’impact du renchérissement du kérosène depuis mars 2026.

Ses comptes racontent une histoire à deux vitesses. Le transporteur a publié 818 millions d’euros de revenus en 2025 et un résultat d’exploitation positif de 47,4 millions, contre 33,5 millions un an plus tôt. Il a malgré tout enregistré une perte nette de 64 millions d’euros, qu’il attribue à des éléments comptables exceptionnels. Son fondateur assure de son côté que l’activité se poursuit : « Nous continuons à voler normalement, à proposer de nouvelles lignes, à vendre des billets et à préparer notre programme futur. »

Le patron de Volotea attendu un jour de grève nationale

Carlos Muñoz est attendu à Montpellier le 5 novembre pour marquer l’ouverture de la base, à la veille des premiers décollages. La date tombe mal. Une journée nationale de grève et de manifestations est prévue ce jour-là, avec un rassemblement annoncé à 14 heures place Albert-1er dans la capitale héraultaise.

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Des préavis déposés dans la fonction publique pourraient concerner les contrôleurs aériens. Aucune suppression générale de vols n’est annoncée à ce stade. Le président du directoire de la société Aéroport Montpellier Méditerranée, Emmanuel Brehmer, se montre prudent sur les perturbations possibles. Sur l’intérêt de la base elle-même, son propos change de registre.

« C’est un pas de géant ! Cela représente un potentiel de 25 nouvelles lignes et de 900 000 sièges. C’est phénoménal. »

Emmanuel Brehmer, président du directoire de la S.A. Aéroport Montpellier Méditerranée

Pour la saison d’été qui s’ouvrira en avril 2027, trois villes supplémentaires sont à l’étude. Leurs noms restent gardés. Christian Assaf, administrateur de l’aéroport et chargé du développement économique, y voit « un choix réconfortant dans un écosystème morose ». L’élu mise également sur une complémentarité avec les plateformes de Nîmes et de Béziers.

Reste la question de l’accès. L’aérogare se trouve sur le hameau de Fréjorgues, à Mauguio, hors des limites de la Métropole. Les trois collectivités concernées ont signé en septembre un protocole lançant les études d’une desserte par le tramway depuis Pérols, avec l’objectif de relier l’aérogare à la gare Saint-Roch en moins de trente minutes. Aucun rail n’est encore posé.

Localisation : aéroport Montpellier Méditerranée, hameau de Fréjorgues, Mauguio

Le détail des quatre lignes, des jours d’exploitation et des engagements chiffrés figure dans le communiqué publié par la compagnie. Le premier décollage reste programmé au 6 novembre.