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Mas de Barlet : 850 logements et une école à Port Marianne

L'hôtel de ville de Montpellier dans le quartier Port Marianne

Le secteur du Mas de Barlet, à Port Marianne, s’apprête à changer de visage. La Ville de Montpellier prévoit d’y faire sortir de terre près de 850 logements, l’école ArtFX et un parc d’ici 2030. Une nouvelle voie y portera le nom de Françoise d’Eaubonne, pionnière de l’écoféminisme.

Un nouveau morceau de ville à Port Marianne

Le Mas de Barlet est intégré à la ZAC Parc-Marianne, à l’est de la capitale héraultaise. Le site n’est pas une page blanche. Il accueille déjà la chaufferie à bois qui alimente le réseau de chaleur du quartier.

Autour de cet équipement, c’est tout un pan de ville qui doit prendre forme dans les prochaines années. La décision a été actée lors du conseil municipal du 16 juin, en même temps que la dénomination de la future rue. La municipalité de Michaël Delafosse poursuit ainsi l’extension de Montpellier vers l’est, dans le prolongement des quartiers déjà bâtis de Port Marianne.

Localisation : secteur du Mas de Barlet, près de la rue du Mas Rouge, à Port Marianne.

850 logements, une école et un parc d’ici 2030

Le programme se veut mixte. La Ville annonce des logements familiaux, des résidences pour seniors et des hébergements étudiants. L’idée affichée est de mêler les générations et les usages plutôt que d’aligner des immeubles identiques.

Le futur quartier ne se limite pas à l’habitat. Il doit aussi recevoir des équipements publics, un parc et l’école ArtFX, qui rejoindra Port Marianne. Cet établissement d’arts numériques jouit d’une réputation internationale. Il est classé premier mondial dans les effets spéciaux par le palmarès The Rookies 2024. Son nouveau campus, évalué à 70 millions d’euros, doit ouvrir ses portes à la rentrée 2028 et pourra accueillir jusqu’à un millier d’étudiants.

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Le secteur du Mas de Barlet doit donc concentrer, sur quelques années :

  • environ 850 logements pour les familles, les seniors et les étudiants
  • l’école d’arts numériques ArtFX
  • un parc et des équipements publics
  • la chaufferie à bois déjà en service

Cette densité s’inscrit dans une dynamique plus large. À deux pas, le futur quartier d’affaires de Cambacérès, près de la gare Sud de France, doit lui aussi sortir de terre à l’horizon 2030.

Une rue Françoise d’Eaubonne, pionnière de l’écoféminisme

Au cœur de ce projet, un choix symbolique a retenu l’attention. Une nouvelle voie, parallèle à la rue du Mas Rouge, prendra le nom de Françoise d’Eaubonne (1920-2005). Écrivaine et militante, elle a participé à la création du Mouvement de libération des femmes dans les années 1970.

Son nom reste surtout attaché à une idée. En 1974, dans son ouvrage Le Féminisme ou la mort, elle forge le terme d’écoféminisme. Ce courant de pensée relie la domination des femmes et la destruction de la nature au sein d’un même système.

« La planète mise au féminin reverdirait pour tous. »

Françoise d’Eaubonne, dans Le Féminisme ou la mort (1974)

Donner ce nom à une rue d’un quartier pensé autour d’un parc et d’un réseau de chaleur n’a rien d’anodin. La Ville inscrit une figure longtemps méconnue dans le paysage quotidien des Montpelliérains.

Montpellier face au défi du logement

Depuis vingt ans, Port Marianne incarne l’expansion de Montpellier vers le Lez et la mer. Le quartier a vu naître l’hôtel de ville signé Jean Nouvel, des bureaux et des milliers de logements. Le Mas de Barlet vient s’ajouter à ce chapelet d’opérations.

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La pression est réelle. Septième ville de France par sa population, Montpellier gagne des habitants chaque année. Cet afflux nourrit une demande de logements soutenue et tire les prix vers le haut. Bâtir 850 logements répond en partie à cette tension, à condition que l’offre reste accessible aux familles comme aux étudiants.

Le projet mise aussi sur une certaine sobriété. Le réseau de chaleur alimenté par la chaufferie à bois et la place laissée au parc traduisent une volonté de verdir ce nouveau secteur. Reste à voir si les ambitions tiendront face aux contraintes du chantier.

Reste la question des déplacements. Une ville qui se densifie doit aussi penser ses mobilités. C’est tout l’enjeu du service express régional métropolitain, dont la candidature a été votée fin juin. Les détails du campus ArtFX sont consultables sur le site officiel de l’école. Pour les Montpelliérains, le Mas de Barlet promet un nouveau quartier à suivre de près d’ici la fin de la décennie.