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Dengue : un cas autochtone détecté à Sète dans l’Hérault

Agents de démoustication chargeant une unité de traitement de lutte antivectorielle sur un véhicule d'intervention

L’Agence régionale de santé Occitanie a signalé mardi 21 juillet un cas de dengue contracté localement à Sète. La personne infectée n’a pas voyagé récemment en zone tropicale : la contamination s’est produite sur place, par la piqûre d’un moustique tigre porteur du virus. Des opérations de démoustication sont en cours pour éviter toute propagation dans l’Hérault.

Une contamination locale confirmée dans l’Hérault

C’est le deuxième cas autochtone de dengue recensé cette saison en France métropolitaine. Le premier avait été signalé la veille à Carmaux, dans le Tarn, également par l’ARS Occitanie. La région concentre donc les deux premières contaminations locales de l’année, à quelques heures d’intervalle.

Un cas est dit « autochtone » lorsque la personne contracte la maladie sans avoir voyagé en zone de circulation du virus dans les quinze jours précédant l’apparition des symptômes. Surnommée « grippe tropicale », la dengue se manifeste le plus souvent par une forte fièvre d’apparition brutale, accompagnée de maux de tête, de nausées et de douleurs musculaires.

« Il s’agit du deuxième cas autochtone détecté cette saison en France métropolitaine et en Occitanie. L’état de santé de la personne malade n’inspire pas d’inquiétude. »

ARS Occitanie, communiqué du 21 juillet 2026

Démoustication ciblée et enquête dans le voisinage

Pour couper court à toute transmission supplémentaire, l’agence sanitaire a mobilisé Santé publique France, les professionnels de santé du secteur et l’opérateur de démoustication Altopictus. Des enquêtes entomologiques doivent identifier les lieux de reproduction du moustique tigre. Des traitements ciblés éliminent les gîtes larvaires et les moustiques adultes sur les lieux de résidence et de passage de la personne malade.

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Les riverains concernés sont prévenus avant chaque intervention. Les agents disposent d’une carte professionnelle qui peut leur être demandée. Une recherche active est également menée dans le voisinage afin de repérer d’éventuels autres malades et de retrouver le cas importé à l’origine de la transmission.

L’ARS invite les personnes ayant fréquenté Sète depuis la mi-juin et présentant des signes évocateurs à consulter leur médecin traitant. D’autres secteurs pourraient faire l’objet de mesures de prévention selon l’évolution de l’enquête épidémiologique, précise le communiqué officiel de l’agence.

Le moustique tigre gagne du terrain chaque été

Implanté dans 83 départements métropolitains, le moustique tigre est actif de mai à novembre. En Occitanie, du 1er mai au 16 juillet, l’ARS a déjà recensé 22 cas importés de dengue, neuf cas importés de chikungunya et deux cas importés de Zika. Chaque signalement déclenche le même protocole de surveillance et de traitement.

À l’échelle nationale, une trentaine de cas autochtones de dengue avaient été comptabilisés en 2025, après un record de 66 cas en 2024. L’an dernier, plus de 800 contaminations locales de chikungunya avaient aussi été enregistrées dans l’Hexagone. En juin, un cas de chikungunya autochtone avait d’ailleurs été signalé dans l’Hérault, déclenchant une opération similaire. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la dengue provoque entre 100 et 400 millions d’infections par an dans le monde.

À Montpellier aussi, les bons gestes s’imposent

La capitale héraultaise n’est pas épargnée par l’insecte, installé de longue date dans tous les quartiers. La Ville expérimente d’ailleurs depuis 2026 des lâchers de moustiques stériles à Malbosc pour réduire les populations. La prévention repose d’abord sur l’élimination des eaux stagnantes, où les femelles pondent leurs œufs.

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L’ARS rappelle les réflexes à adopter chez soi :

  • vider ou remplir de sable les soucoupes des pots de fleurs et changer l’eau des plantes chaque semaine ;
  • nettoyer gouttières, regards et caniveaux pour garantir le bon écoulement des eaux ;
  • couvrir les réserves d’eau, citernes et petites piscines hors d’usage ;
  • débroussailler, tailler les haies et ramasser les débris végétaux où se réfugient les moustiques adultes.

Les autorités sanitaires conseillent enfin l’usage d’un répulsif cutané et de moustiquaires pour protéger les nourrissons et les personnes alitées. La vigilance reste de mise jusqu’à l’automne, tant que le moustique tigre demeure actif dans la région.